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Bernie Ecclestone n'est plus le grand patron de la F1

Le directeur général de la F1 Bernie Ecclestone est démis de ses fonctions. Le nouveau propriétaire Liberty Media annoncera mardi que Chase Carey le remplacera. Une vitesse de transfert qui surprend le promoteur du Grand Prix du Canada.

Ecclestone a d'abord annoncé la nouvelle lui-même à un magazine allemand. « J’ai été démis de mes fonctions. C’est officiel. Je ne suis plus à la tête de la compagnie. Mon poste est maintenant occupé par Chase Carey », a indiqué Ecclestone à Auto Motor und Sport en ajoutant qu'on lui avait offert le poste de « président honoraire ».

« J’ai ce titre sans savoir ce que ça veut dire », a dit Ecclestone, sans préciser s’il l’acceptait ou non.

Le Britannique de 86 ans dit avoir été poussé vers la sortie par Chase Carey, ancien bras droit de Rupert Murdoch chez 21st Century Fox et président de Formula One Group, une entité créée par le groupe américain Liberty Media après qu’il eut acheté en septembre les droits commerciaux de la F1 de CVC Capital Partners.

La vente, estimée à 8 milliards de dollars, a été approuvée il y a quelques jours par la Fédération internationale de l’automobile (FIA), où Ecclestone siège comme membre votant.

Liberty Media avait d’abord demandé à Ecclestone de rester en poste pendant trois ans, pour faciliter la transition avec Chase Carey, mais a apparemment changé d’avis.

Les réactions

Pendant que le champion en titre et nouveau retraité Nico Rosberg saluait la nouvelle sur Twitter, en disant que Liberty Media allait redonner ses lettres de noblesse au sport, à Montréal, François Dumontier se réjouissait aussi.

« Je ne suis pas surpris par la nouvelle, mais par la vitesse à laquelle le changement s'est déroulé. La semaine dernière, il y a eu le vote des actionnaires de Liberty, le vote de la FIA, et déjà, aujourd'hui, ça se déroule », a indiqué Dumontier à l'émission Le 15-18 sur Radio-Canada Première.

Le promoteur québécois croit que le début de la nouvelle saison, déjà le 26 mars, explique sans doute pourquoi le nouveau propriétaire a voulu mettre ses dirigeants en place.

Bernier Ecclestone a souvent été dur à l'endroit de Montréal. « Parfois, il a provoqué des remous. Mais je dois dire quand même que M. Ecclestone a été un fervent défenseur du Grand Prix du Canada, a avoué M. Dumontier. Ça va faciliter [notre vie] un peu. Ecclestone régnait sur la F1 depuis longtemps. Il avait son style bien à lui pour la gestion. Il aimait provoquer et faire des déclarations incendiaires. Et quelques minutes après, dans le privé, on parlait déjà de l'organisation du Grand Prix et la façon d'améliorer le circuit. Le public et le privé étaient un peu différents. »

Ecclestone aura régné pendant plus de 40 ans sur la F1 et l’aura amenée ces dernières années dans de nouvelles destinations, comme l'Azerbaïdjan et Bahreïn.

Liberty Media, depuis sa prise de contrôle, a insisté sur l’importance des « sites traditionnels » et a proposé une expansion dans les Amériques.

« Est-ce que l'action d'aujourd'hui aurait dû être prise il y a longtemps? Peut-être. Ecclestone avait sa façon de gérer et ses propres visions qui n'étaient pas partagées par tous. Mais nous, on sera prêts à travailler avec Liberty », a conclu Dumontier.

Chase Carey, un Américain de 62 ans, plaide pour des changements fondamentaux au modèle d'affaires de la F1, comme l'ajout d'un département de marketing. Le championnat n’en a pas à l’heure actuelle et tire ses revenus des droits télévisuels et des droits de franchise, que négociait Ecclestone.

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