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Bienvenue aux chiens dans trois parcs nationaux du Québec!

Jadis bannis, les chiens tenus en laisse sont maintenant acceptés dans les parcs nationaux d'Oka, de Frontenac et de la Jacques-Cartier, dans le cadre d'un projet-pilote qui s'étendra sur trois ans. 

Un texte de Myriam Fimbry

La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) veut voir si la présence de chiens ne nuit pas à la faune et à la préservation des milieux naturels, ni à l'expérience de séjour des autres visiteurs, avant d'étendre l'autorisation à tout son réseau.

Lucie Champoux et Francis Jordan voyagent toujours avec leurs deux trésors, Chanel et Prada, deux chihuahuas à poil long. C'est donc la première fois qu'ils mettent les pieds au parc national d'Oka, auparavant interdit aux chiens. Le couple de Trois-Rivières attendait ce moment depuis longtemps. « On en a même parlé à un moment donné à notre député comme quoi on trouvait que c'était un manque », dit Lucie Champoux.

La Sépaq était l'un des derniers réseaux de parcs naturels en Amérique du Nord à refuser les chiens, « par principe de précaution », explique le responsable de la conservation et de l'éducation au Parc national d'Oka, Raphaël Goulet.

Laisse obligatoire

La permission de venir avec son chien est assortie de plusieurs conditions à respecter, entre autres celle de le tenir en laisse, d'une longueur maximale de 3 mètres, et qu'il soit sous surveillance en tout temps.

Des zones restent interdites d'accès aux propriétaires de chiens. Par exemple au parc national d'Oka, sur 20 zones de camping, seulement 2 sont ouvertes aux chiens. 

Mauvaise surprise au réveil

Et cette initiative ne plait pas à tous. Geneviève Regi, venue de Montréal passer sa première semaine de camping, s'est fait réveiller par des aboiements.

La Sépaq se donne trois ans pour mesurer l'impact de la présence de chiens dans trois de ses parcs nationaux. « On a des indicateurs qu'on va suivre pendant cette période, pour voir s'il y a des différences entre les zones où les chiens sont autorisés et les zones où ils ne le sont pas », dit Raphaël Goulet. En particulier, il évaluera si les chiens dérangent la faune ou piétinent le revêtement des sous-bois.

Le personnel du parc recueillera aussi les commentaires des visiteurs, car on veut « s'assurer que tout le monde passe un beau séjour ».

À la lumière des données recueillies au terme du projet-pilote, la Sépaq décidera si elle autorise la venue de chiens dans tous ses parcs nationaux.

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