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Bloc québécois : Martine Ouellet présente ses excuse à Rhéal Fortin

La crise au Bloc québécois se résorbe. En point de presse à la sortie du caucus du parti, la chef Martine Ouellet a présenté ses excuse au député et ex-chef intérimaire Rhéal Fortin, qui les a acceptées.

Plus tôt, Martine Ouellet avait lancé un avertissement à ses troupes alors qu'elle se rendait à la réunion de son caucus, convoqué pour tenter de dénouer la crise qui mine le Bloc québécois depuis son élection à la tête du parti. « La récréation » est terminée, avait-elle affirmé, ajoutant que la démocratie avait parlé et que « certains députés auront un choix à faire ».

Celle qui évoquait mercredi l'existence d'une « petite mutinerie » dans les rangs du parti s'est montrée plus directe jeudi matin en s'adressant directement aux députés qui contestent son leadership.

Louis-Philippe Dubois affirme avoir agi pour protéger sa chef

Plus tôt ce matin, son ex-chef de cabinet, Louis-Philippe Dubois, au coeur de la crise, a rendu publique une lettre pour prendre la défense de Mme Ouellet.

M. Dubois a été limogé mercredi, peu avant une sortie publique de 7 des 10 députés du parti, qui l'accusaient de travailler contre le parti en ayant divulgué des informations dans les médias pour salir la réputation du député Rhéal Fortin.

Dans sa lettre intitulée « Pour protéger ma chef », il explique avoir tout fait pour prémunir Martine Ouellet contre les manœuvres du groupe de députés qui ont entrepris, selon lui, de l'intimider et de la discréditer au sein du caucus.

D’après Louis-Philippe Dubois, des députés étaient offensés que Martine Ouellet l’ait nommé chef de cabinet sans les avoir consultés au préalable. Selon M. Dubois, il était clair qu’une mutinerie se préparait dans les rangs du parti.

Le groupe de députés aurait tenté de « faire comprendre à la chef qu’elle devait avoir leur aval avant de nommer les officiers du caucus ainsi que son chef de cabinet », ce qu’aurait refusé Mme Ouellet. Les trois mécontents auraient alors intensifié leur campagne de dénigrement au sein du caucus lors de « rencontres secrètes » où ils ont rallié quatre députés de plus à leur cause.

Crise de confiance

La crise a finalement éclaté au grand jour mercredi quand, dans la foulée du limogeage de M. Dubois, 7 des 10 députés du Bloc - Gabriel Ste-Marie, Monique Pauzé, Rhéal Fortin, Louis Plamondon, Michel Boudrias, Simon Marcil et Luc Thériault - se sont adressés à la presse pour exprimer haut et fort leur mécontentement.

« Notre lien de confiance [avec] Martine est affecté, et ça va prendre bien du travail pour le rétablir », déclarait alors Gabriel Ste-Marie. Ces élus ont accusé M. Dubois de travailler « davantage contre les députés du Bloc que pour le Bloc », ajoutant que sa nomination avait été « un immense manque de jugement ».

Martine Ouellet victime « d'obstruction systématique », selon Mario Beaulieu

Le député bloquiste Mario Beaulieu a défendu, en entrevue à RDI, le leadership de Martine Ouellet. Il abonde dans le sens de l’ex-chef de cabinet de cette dernière en affirmant que, « dès l’élection de Martine Ouellet, il y a eu de l’obstruction systématique, des gens qui n’acceptaient pas le choix des membres ».

Il déplore que Mme Ouellet n’ait jamais bénéficié de la « chance au coureur » et qu’elle ait dû travailler dans des conditions très difficiles; et « maintenant, ça éclate ».

Il refuse cependant d’embarquer dans les allégations concernant les fuites initiées par le chef de cabinet de l’aile parlementaire, se limitant à dire qu’elle a « fait ce qu’elle devait faire » en le démettant de ses fonctions.

Lisée appelle à l'unité et la cohésion

Interrogé lors de son point de presse matinal à l’Assemblée nationale, le chef du Parti québécois a tenu à vanter le travail des bloquistes, avant de les appeler à faire preuve de « cohésion » et « d’unité », dans « l’intérêt des Québécois qu’ils représentent à Ottawa ».

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