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Bombardier fait un compromis, mais insiste qu'il faut payer pour avoir les meilleurs

Les hauts dirigeants de Bombardier ne toucheront la seconde moitié de leur hausse de rémunération controversée, en 2020, qu'à la condition d'avoir atteint leurs objectifs, affirme son PDG.

Alain Bellamare insiste cependant sur le fait que son entreprise doit offrir un traitement compétitif à ce qui est offert par ses adversaires à l'international afin d'attirer les meilleurs gestionnaires.

« Attirer des gens ici à notre siège social de Montréal, c’est fondamental pour nous », a expliqué M. Bellemare en entrevue à RDI.

« Ce qui est important pour nous, c’est d’avoir les outils pour attirer les meilleurs leaders à travers le monde, poursuit-il. On est capable avec ces outils-là de recruter les meilleurs parmi les meilleurs, de bâtir une équipe de première classe. Le rôle du conseil d’administration – qui le fait bien - est de s’assurer qu’il n’y ait pas d’abus dans les politiques de compensation. »

Pas de bonus sans résultats

M. Bellemare a confirmé une nouvelle fois, lundi que l'entreprise, qui a incidemment évité la faillite grâce à l'aide de 1,3 milliard $ octroyée par Québec, avait décidé de reporter d'un an la moitié de la rémunération dévoilée cette semaine.

Les six plus hauts dirigeants de de l'entreprise toucheront donc, dans un premier temps, quelque 16 millions, alors que l'autre moitié - composée d'options d'achats sur des actions de la société - sera versée en 2020, plutôt qu'en 2019, comme il avait été initialement prévu par le conseil d'administration, jusqu'à ce que la grogne populaire éclate au grand jour.

Bombardier précise, d'ailleurs, que ces dirigeants n'en bénéficieront qu'à la condition que Bombardier atteignent ses objectifs.

M. Bellemare convient que les salaires des hauts dirigeants sont disproportionnés par rapport à ceux versés aux employés qui construisent les avions, mais cette problématique n’est pas unique à Bombardier : ele touche l’ensemble de l’économie mondiale.

« Je comprends qu’il y a un débat social à faire, convient-il, mais je ne pourrai faire le débat social parce qu’en bout de ligne, moi, je suis le dirigeant de Bombardier. Je fais des trains et des avions avec nos employés et avec nos équipes. »

Plus de détails à venir.

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