La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a ouvert une enquête sur le Bora Parc après qu'une trentaine d'employés se futent plaints de malaises sur leur lieu de travail au parc aquatique du Village Vacances Valcartier.

La plainte au nom d'une trentaine d'employés a été déposée le 6 janvier, au lendemain de l'incident survenu en soirée indisposant des dizaines de clients. De fortes odeurs de chlore auraient incommodé les travailleurs.

À l'instar de clients, des travailleurs auraient subi des irritations aux yeux, de la toux et des maux de coeur.

La CNESST a communiqué avec la direction du Bora Parc. La Commission entend s’assurer que la situation est prise en charge par la direction, souligne la porte-parole Nicole Roy.

« On va s’assurer à savoir s’il y a des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, qu’il y a des mesures qui soient mises en place pour remédier à la situation. »

La Commission attend les résultats des analyses d'une firme externe sur la qualité de l'air et de l'eau au cours des prochains jours.

Un inspecteur doit se rendre sur les lieux et une rencontre avec la direction aura lieu prochainement.

Pas d'autres cas, dit la direction

La direction a depuis calibré le système de ventilation et croit avoir corrigé le problème. Aucun autre cas n’a été répertorié à la suite de correctifs apportés, affirme Mathieu Drouin, vice-président, commercialisation et expérience client, au Bora Parc.

D’autres tests sont tout de même effectués, souligne-t-il.

« La sécurité de nos employés et des gens qui viennent dans nos parcs est primordiale pour nous, c’est notre priorité numéro un. Donc, on veut s’assurer qu’en dehors des normes canadiennes et américaines, on sache exactement qu’est-ce qui s’est passé. »

L’hypothèse d’un filtre obstrué évoquée

De son côté, la firme Génécor experts-conseils, qui effectue régulièrement les tests de qualité de l'air au parc aquatique, croit qu'un filtre à air obstrué pourrait être à l'origine des problèmes survenus le 5 janvier dernier.

Richard Lafrance, propriétaire et ingénieur de Génécor experts-conseils, mentionne qu’une vérification de l’ensemble du système de ventilation a été effectuée à la suite de l’incident. L’hypothèse la plus plausible pour expliquer les problèmes serait l’encrassement d’un filtre expulsant l’air du bâtiment.

« On a découvert qu’un filtre à air qui était installé au niveau du système de ventilation qui évacue l’air du parc vers l’extérieur avait commencé à se colmater et, en se colmatant, ça réduit l’efficacité du système de ventilation », explique M. Lafrance.

L’ingénieur précise que de tels filtres ont une durée de vie normale de 3 mois, mais que certains facteurs ont pu en réduire l’efficacité prématurément.

« C’est un bâtiment neuf, on est dans des périodes encore de rodage, et c’est possible aussi que des poussières de la construction s’étaient fixées et qui ont fait que le filtre s’est encrassé plus rapidement que prévu. »

Le filtre a été remplacé et un suivi presque quotidien des filtres est maintenant effectué.

Richard Lafrance maintient que la qualité de la ventilation au Bora Parc est au-delà des normes établies pour les bâtiments en Amérique du Nord.

Le 5 janvier, les portes avaient dû être fermées 30 minutes plus tôt que prévu parce que des dizaines de visiteurs étaient indisposés par l'air ambiant.

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