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Brian Mitchell, l'homme qui veut un PC plus inclusif

Brian Mitchell est l'exemple même du conservateur convaincu. Ancien trésorier du Parti progressiste-conservateur et vice-président du Parti conservateur, il se présente maintenant pour occuper un des trois postes du Québec au conseil national du parti.

Un texte de Manon Globensky

Ses relations conservatrices lui ont valu huit années au conseil d'administration de CBC/Radio-Canada, poste duquel il a démissionné pour être candidat au conseil national.

Brian Mitchell est ouvertement gai, et ce qu'il veut insuffler au parti, c'est le désir d'être plus inclusif. La défaite électorale d'octobre dernier l'a troublé.

« Je pense que les Canadiens n'ont pas accepté le message de notre gouvernement. Et maintenant que notre parti est dans l'opposition, on a besoin de gens d'expérience comme moi pour le faire avancer », s'est-il justifié.

La définition du mariage

Alors, ça ne pouvait pas mieux tomber : lors de l'atelier sur les politiques sociales, les plus de 400 militants qui remplissaient la pièce ont décidé d'adopter une résolution qui modernise la définition du mariage inscrite au programme du parti.

Jusqu'à maintenant, le parti définissait le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme. Cette précision sera rayée du programme. La proposition, qui l'a emporté par 279 voix contre 143 après un vigoureux débat, sera débattue en assemblée plénière.

Même si la proposition ne va pas jusqu'à reconnaître le mariage gai, tous voient le sous-texte dans cette révision historique du programme du parti.

Les opposants ont fait valoir qu'il ne fallait pas toucher au cœur des valeurs conservatrices. Brad Trost, député de Saskatchewan, accuse ceux qui ont défendu la proposition de vouloir devenir la version allégée du Parti libéral. Il dit qu'il a vu les candidats à la direction Maxime Bernier et Kellie Leitch voter en faveur et affirme qu'il ne pourra pas envisager de les appuyer pour cette raison. Il prévient que les conservateurs sociaux vont abandonner les rangs du parti.

À l'opposé, la députée de Calgary Michelle Rempel était très émue de défendre le droit de sa cousine, homosexuelle, à l'égalité. « Je crois que je vais repenser à ce moment de ma carrière politique, de ma vie, comme à quelque chose de transformateur et de formidable », a-t-elle dit avec émotion après le vote.

Moderniser le parti un petit pas à la fois, c'est ce que Brian Mitchell espère. « [Il faut] s'assurer que les Canadiens qui ne sont pas nécessairement conservateurs puissent penser que notre parti est celui qui reflète leurs espoirs », conclut-il.

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