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Budget québécois : entrepôts et logements au Nunavik

Le cinquième budget de Carlos Leitao prévoit notamment des investissements dans des logements dans le Grand Nord, la construction d'entrepôts et un soutien accru pour lutter contre les violences conjugales et sexuelles chez les Premières Nations.

Un texte d’Éric Larouche

Québec octroie 15,9 millions de dollars pour construire 45 logements privés au Nunavik sur cinq ans. Le budget prévoit aussi la mise sur pied d’un fonds de 5 millions pour stimuler la revente de logements privés sur ce territoire.

L’Office municipal d’habitation Kativik reçoit également 22,1 millions de dollars pour construire trois entrepôts d’ici deux ans pour remplacer ses installations qui ont près de 40 ans.

Par ailleurs, l’entente conclut en 2013 par Québec avec l’Administration régionale Kativik et la Société Makivik pour le coût de la vie au Nunavik est prolongée d’un an, au coût de 13 millions de dollars.

Lutter contre les dépendances

Le budget prévoit aussi 10 millions pour déménager le Centre de traitement Isuarsivik de Kuujjuaq, qui est le seul endroit au Nunavik à offrir un service de traitement des dépendances, vers un nouvel édifice plus fonctionnel et avec une plus grande capacité d’accueil.

Québec mise sur l’aide du fédéral pour financer ce projet, dont les coûts sont évalués à 32 millions de dollars. Aucun échéancier n’est précisé.

Contrer les violences conjugales et sexuelles

Des 96 millions de dollars prévus dans le budget Leitao pendant cinq ans pour lutter contre les violences conjugales et sexuelles, 14,4 millions sont prévus pour adapter l’aide à la réalité des Premières Nations et des Inuits.

Miser sur le faune et la forêt

Pour que les communautés autochtones occupent une plus grande place dans le développement du territoire dans les domaines faunique et forestier, Québec octroie 5 millions par an pendant cinq ans pour favoriser des partenariats.

Nettoyer des sites d’entreposage

De plus, le budget prévoit 3 millions de dollars en quatre ans pour nettoyer différents sites d’entreposage des matières dangereuses résiduelles au Nunavik.

Ghislain Picard déçu

Rencontré à la sortie du huis clos du budget, le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador a dit vouloir attendre le dévoilement, par Québec, des sommes consacrées à la sécurité publique.

« Je pense qu'on va vivre d'espoir, en partant [du huis clos budgétaire] », a-t-il déclaré.

Comme l'a rappelé M. Picard, le gouvernement fédéral a récemment fait passer à près de 300 millions de dollars son enveloppe budgétaire pour la sécurité sur le territoire des Premières Nations, assumant 52 % des coûts des divers programmes, alors que Québec doit habituellement payer les 48 % restants.

« Aujourd'hui, on n'a rien entendu sur les intentions du Québec. J'avais amené une camionnette pour savoir si je pouvais partir avec un peu de matière, mais je vais repartir avec mon pickup vide. »

Le temps presse, a pourtant rappelé le chef autochtone.

« Nous sommes à minuit moins cinq en ce qui concerne les ententes de police avec la grande majorité des communautés, et si nous ne sommes pas capables d'assurer la sécurité de nos corps policiers, comment voulez-vous qu'ils garantissent la sécurité des membres de leur communauté? C'est ça, le problème. »

Quant à l'augmentation des sommes accordées à la Santé, M. Picard estime que les Premières Nations pourraient sortir gagnantes de cette hausse budgétaire, mais qu'il faudra voir, encore une fois, ce qui ressortira des discussions entre le fédéral, le provincial et les communautés autochtones.

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