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C.-B.: des opposants à un projet de barrage font une grève de la faim inusitée

Les opposants au projet du site C avaient prévenu : ils ont perdu une bataille, mais pas la guerre. Deux jours après avoir reçu l'ordre par la justice de quitter leur campement sur les lieux de construction du « mégabarrage », ils ont annoncé une grève de la faim par voie de communiqué.

L'opération débute jeudi à 8h devant les bureaux de BC Hydro à Vancouver, la société d'État qui est en charge des travaux de ce barrage controversé situé près de Fort St John au nord-est de la Colombie-Britannique. Les opposants prévoient de venir tous les jours tant que la procédure judiciaire qu'ils ont entamée pour violation du Traité 8 n'est pas close.

Une trentaine de personnes étaient déjà présentes jeudi matin, dont Tamo Campos, planchiste professionnel et petit-fils de l'environnementaliste David Suzuki. Dans un entretien accordé à Radio-Canada, il précise que la grève de la faim se déroule entre 8 h et 17 h chaque jour et que n'importe qui peut rejoindre le mouvement.

Plusieurs dizaines de personnes en plus, dont des musiciens, sont attendues en après-midi et vendredi.

Le but est de protester de façon « non violente » contre les intentions « honteuses de BC Hydro qui compte massacrer une vallée sacrée pour les membres du Traité 8 et vitale pour l'agriculture locale », peut-on lire dans le communiqué.

En début de semaine, la Cour suprême de Colombie-Britannique a accordé une injonction à BC Hydro obligeant des opposants au barrage de neuf milliards de dollars à quitter le campement qu'ils occupaient depuis la fin décembre.

Les manifestants ont reçu des appuis de taille, dont ceux de l'environnementaliste David Suzuki et du grand chef Stewart Phillip. L'organisme Amnistie internationale a également fait part de ses inquiétudes.

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