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C Series : le PQ s’attaque à nouveau à la gestion de Québec

Si le Parti québécois s'était dit scandalisé de la décision du département américain d'imposer des droits compensateurs préliminaires à Bombardier, c'est surtout la gestion du gouvernement dans l'ensemble du dossier de la C Series qui retient maintenant son attention.

Au lendemain de la victoire surprise de Bombardier devant la Commission internationale du commerce des États-Unis, certains des membres du Parti québécois réunis en conseil national à Saint-Hyacinthe ont attaqué la gestion du dossier par le gouvernement Couillard.

« On s'est fait avoir. Le gouvernement a pris peur, a tout donné à Airbus, puis là, il faudrait applaudir? On s'est fait rouler dans la farine depuis le début, c'est de l'amateurisme sur toute la ligne », a commenté samedi Alain Therrien, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'économie.

M. Therrien s'est montré particulièrement virulent au sujet de la vente d’une partie de Bombardier au géant européen Airbus.

Selon l’entente officialisée en octobre dernier, Airbus pourra dès 2025 exercer un droit de vente sur la participation de Bombardier dans la C Series à la valeur du marché, ce qui signifie que le géant français de l'aviation pourrait, s’il le veut, faire l’acquisition de toutes les parts de Bombardier dans la C Series.

Bombardier, pour sa part, disposera aussi à la même date du droit d'obliger Airbus à racheter sa participation à la valeur du marché. Investissement Québec aura aussi un droit de sortie conjointe si Bombardier cédait sa participation dans la C Series.

Airbus détient actuellement 50,01 % des parts, tandis qu'approximativement 31 % sont à Bombardier et 19 % à Investissement Québec.

C’est d'ailleurs l'imposition de droits compensateurs et antidumping de 300 % par le département du Commerce américain, à la suite d'une plainte de Boeing qui aurait amené Bombardier à considérer différentes stratégies, dont la vente d'une partie de ses activités aéronautiques.

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de relations Québec-Canada, Nicolas Marceau, a voulu rappeler samedi l’« enchaînement d’erreurs et de mauvaises décisions du gouvernement ».

Il a par ailleurs choisi de cibler également la Coalition Avenir Québec (CAQ), qui avait demandé au gouvernement s’il allait demander à Ottawa de payer les droits compensateurs sur les avions de Bombardier.

La « CAQ a démontré son amateurisme, elle voulait que le gouvernement paie les droits compensateurs et antidumping. Ça nous aurait aidés… un aveu de culpabilité », a-t-il ironisé.

Avec les informations d'Hugo Lavallée

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