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Camara fait débloquer l'attaque et l'Impact bat le Crew

On attendait Kamara, on a eu droit à Camara. D'une tête franche, le défenseur de l'Impact a marqué le but décisif d'une victoire de 2-0 face au Crew de Columbus, samedi, au Stade olympique.

Un texte d'Olivier Arbour-Masse

Devant 22 053 spectateurs, les Montréalais ont obtenu réparation cinq mois après que le Crew eut mis fin à leur saison 2015 sur une tête de Kei Kamara en prolongation de la demi-finale de l'Est. Cette fois-ci, l'Impact a réduit au silence le spécialiste du jeu aérien et meilleur buteur du circuit Garber la saison dernière. 

À la 86e minute, un but de Kyle Bekker, lui aussi de la tête, a confirmé le retour de l'Impact (3-2-0) sur le chemin de la victoire après deux défaites par jeu blanc. Le Crew (0-3-2), lui, n'a pas encore connu la victoire après avoir atteint la finale de la Coupe MLS la saison dernière.

« C'est une bonne équipe qui n'a pas trouvé son rythme encore. Je suis content de ne pas les avoir laissé le trouver, a commenté l'entraîneur Mauro Biello. D'être capable de leur faire mal à leur jeu (NDLR : Le jeu aérien), ça m'a rendu heureux. »

Les Montréalais avaient évité de parler de revanche en amont du match de samedi, mais ils en avaient fait une question de fierté.

Ils se sont aussi fait un devoir de travailler les jeux arrêtés (coups francs et coups de pied de coin), responsables de quatre des cinq buts accordés cette saison. Le travail a porté ses fruits.

Hassoun Camara, titularisé pour un troisième match de suite, a mis fin à la disette offensive collective de 227 minutes en redirigeant de la tête un coup de pied de coin de Lucas Ontivero à la 48e minute.

Camara retrouve ses sentations

L'arrière français pose ainsi un nouveau jalon dans sa progression sur le plan physique après n'avoir disputé que neuf matchs en 2015 à cause des blessures, même s'il reconnaît qu'il a encore du travail à faire pour « retrouver la plénitude de (ses) sensations ».

« J'étais plus concentré sur mon jeu défensif, a convenu Camara au sujet de ses premiers matchs cette saison. L'entraîneur m'a rappelé que je pouvais aider l'équipe offensivement cette semaine et que je dois le faire. C'est mon travail aussi. Ce n'est pas seulement la responsabilité de Nacho (Piatti) et de Dominic (Oduro). C'est la nôtre aussi. »

Le but du défenseur français a cassé le rythme du Crew, qui après une première demi-heure à défendre, a pris du gallon dans le dernier quart d'heure avant la mi-temps et a profité de « quelques occasions peut-être un peu trop faciles » au goût de Biello. 

Camara a quitté le terrain à la 72e minute au profit d'Ambroise Oyongo, de retour au jeu après deux matchs d'absence à cause d'une blessure à un genou. Le Camerounais a servi le centre à l'origine du but de Bekker. 

Une attaque revigorée

Dans l'ensemble, l'Impact a paru beaucoup plus volontaire à l'attaque qu'à ses deux dernières sorties. Les Montréalais ont décoché 18 tirs dont 6 cadrés, contre 10 tirs et 2 cadrés pour le Crew. 

Ignacio Piatti, placé dans l'axe au milieu offensif, a battu la mesure sur un nombre incalculable de contre-attaques, sans toutefois parvenir à trouver Dominic Oduro aussi souvent que l'attaquant ghanéen ne l'aurait souhaité.

Il faut dire que les fois où Oduro s'est retrouvé avec le ballon au pied en position de marquer, il a fait chou blanc, comme cette frappe en plein axe à moins de 10 mètres du but, dirigée directement sur le gardien Steve Clark (56e).

« On a vu une bonne complicité entre lui (Oduro) et Nacho depuis le début de la saison. Aujourd'hui ce n'est pas à l'image de ce qu'on avait vu, mais sa vitesse a causé beaucoup de problèmes, surtout quand on est allé en profondeur », a remarqué Biello.

Aurevoir, le Stade olympique

L'Impact disputera son prochain match contre le Fire dans une semaine à Chicago avant de faire son entrée au stade Saputo le 27 avril.

Camara a affiché sa satisfaction de quitter l'enceinte bétonnée du Stade olympique, mais il doit reconnaître qu'elle fut bénéfique pour l'Impact, qui y a remporté ses deux matchs.

Les joueurs n'apprécient peut-être pas la surface synthétique, mais ils ont l'avantage de s'y entraîner, contrairement à leurs adversaires. L'entraîneur du Crew a d'ailleurs attribué les actions inabouties des siens à la surface.

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