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Cannabis : Alain Bouchard, de Couche-Tard, se dit insulté par Québec

Alain Bouchard, président exécutif du conseil de Couche-Tard et cofondateur de l'entreprise, ne comprends pas pourquoi son entreprise n'est pas considérée pour vendre de la marijuana quand elle sera rendue légale en 2018 au Canada

Un texte de Gérald Fillion

Le quotidien La Presse rapportait le 22 juin dernier que le gouvernement du Québec considère que de vendre du cannabis dans des dépanneurs aurait pour effet de « banaliser » le commerce de ce produit. Québec fermerait ainsi la porte à la proposition de Couche-Tard de vendre de la marijuana dans ses commerces.

« Ça m’insulte, ça m’insulte au plus au point, a dit Alain Bouchard à RDI économie mardi. Ça fait 40 ans que je travaille à bâtir une crédibilité à notre type de commerce au Canada, aux États-Unis et partout dans le monde. Et qu’on m’insulte en disant que ce serait de banaliser un produit que de l’autoriser à le vendre chez nous, je trouve ça très insultant. »

Couche-Tard a fait appel à une firme de lobbyisme pour faire valoir son offre auprès du gouvernement Couillard.. Mais, « on n’a eu aucune discussion avec le gouvernement du Québec, a précisé Alain Bouchard. Je sens que le gouvernement écoute et est très hésitant à nous parler. En fait, on n’a pas eu d’audience encore. »

« Cela dit, le gouvernement peut avoir d’autres vues, d’autres options, d’autres opinions, concède le grand patron de la chaîne québécoise. De le contrôler, le produit, je suis d’accord. La décision, je n’interviens pas dans ça parce qu’on n’a pas fait partie de cette décision-là. C’est le gouvernement fédéral! Les provinces n’ont pas eu leur mot à dire non plus malheureusement. Ceci dit, nous, on dit qu’on est le commerce idéal pour pouvoir vendre un produit légal, contrôlé. On controle déjà les loteries, la bière, le vin, les cigarettes, le tabac… »

Contrairement au gouvernement du Québec, l’Ontario a déjà annoncé son projet d’encadrement concernant la marijuana. Le gouvernement veut créer une filiale de la LCBO (équivalent de la Société des alcools du Québec) et ouvrir jusqu'à 150 succursales d'ici 2020 ainsi qu'un site Internet pour gérer la vente et la distribution du cannabis dans la province.

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