Le 10 décembre dernier, un résident de Sutton, Benoît Vézina, a été victime d'un grave cas de rage au volant alors qu'il retournait chez lui après une soirée passée à Montréal.

Alors qu'il circulait sur la route 251, dans le secteur de Bromont, il a été pris en chasse par trois jeunes dans une voiture. Après une poursuite, il a finalement été tabassé par les suspects et s'est retrouvé avec des blessures importantes.

« C'est arrivé sur le boul. Pierre-Laporte, à un feu de circulation, les jeunes se sont mis devant moi. Je les ai dépassés par la gauche. On a joué au chat et à la souris pendant un moment. Ils me dépassaient, arrêtaient devant moi. Puis, ils ont commencé à me dépasser par la droite. Le passager s'est mis à me lancer des objets sur mon camion. Un moment donné, j'ai reçu un objet plus gros que les autres. J'ai arrêté pour constater les dégâts sur mon véhicule », raconte-t-il.

C'est à ce moment que les malfaiteurs sont arrivés, ont débarqué de leur véhicule et ont commencé à tabasser M. Vézina. « Un certain moment donné, j'ai reçu un coup sur le fémur. Là je savais que ma jambe était cassée. Je n'avais plus de point d'appui. Je me suis écrasé au sol. Ma première réaction a été de prendre le plus d'informations visuelles possible comme le numéro d'immatriculation de leur véhicule. J'ai essayé de retenir les visages des personnes, mais c'était trop sombre. »

Comme il était au milieu de la voie de circulation, Benoît Vézina a réussi à se rendre sur l'accotement en rampant. « Par chance, j'avais mon cellulaire dans mes poches. J'ai pu faire le 911. On m'a mis tout de suite en contact avec la Sûreté du Québec à qui j'ai donné le plus d'information possible », dit l'homme de 60 ans.

Pendant l'altercation, Benoît Vézina soutient avoir tout fait pour tenter de comprendre les motivations de l'individu. « J'étais en mode défensif. Ils avaient dans la vingtaine : je n'étais pas pour commencer à répliquer. J'ai essayé de discuter avec eux. Je voulais savoir ce qu'ils voulaient. Quand j'ai eu la jambe cassée, je leur ai dit. C'est là qu'ils m'ont laissé. »

Selon ce dernier, quelques véhicules sont passés à ses côtés sans s'arrêter. « J'en ai vu deux ou trois passer dans le sens contraire. Un bon samaritain a fini par arrêter. Je commençais à trouver le temps un peu long. »

Les suspects arrêtés

Grâce aux détails que M. Vézina a retenus, les policiers ont été capables de retrouver les agresseurs, trois jeunes de 18 à 20 ans de Cowansville, Dunham et Rougemont. Ils ont été arrêtés le 20 et le 21 décembre. Ils ont été libérés sous promesse de comparaître. « J'espère que justice sera rendue. Ça ne m'inquiète pas de témoigner. Ils doivent faire face à la musique et qu'ils aient conscience du geste qu'ils ont posé », soutient-il.

Benoît Vézina se félicite d'avoir réussi à retenir le numéro de plaque d'immatriculation. « Si mon expérience peut servir, c'est tant mieux. C'est sûr que si ça arrivait à nouveau, je ne sortirais pas de mon véhicule. C'est mon côté impulsif. Quand tu es dans le feu de l'action, tu agis autrement. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine