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Catalogne : 750 000 manifestants pour la libération de dirigeants indépendantistes

Près de 750 000 Catalans ont pris d'assaut les rues de Barcelone pour manifester contre la détention provisoire des dirigeants indépendantistes, rapporte la police municipale.

Sous le slogan « Liberté pour les prisonniers politiques », la manifestation a duré deux heures, et des centaines de milliers de participants ont occupé toute une avenue menant à la plage de Barcelone.

Cette manifestation survient plus de deux semaines après le vote du Parlement de Catalogne sur la déclaration d’indépendance de la région.

Plusieurs proches des dirigeants incarcérés se sont succédé à la tribune pour lire des lettres de détenus appelant à la poursuite de la mobilisation.

Elle a été organisée par deux organisations indépendantistes : l’Assemblée nationale catalane et Omnium. Les manifestants souhaitent démontrer leur appui à huit dirigeants catalans qui ont été placés en détention provisoire le 2 novembre dernier par un juge de Madrid. Une enquête pour « sédition », « rébellion » et « détournements de fonds » a aussi été ouverte.

En exil à Bruxelles, le président de l’exécutif catalan destitué, Carles Puigdemont, a invité la population à faire entendre « une clameur commune ».

« Bien que nous soyons loin pour certains d'entre nous [et] que d'autres soient en prison, nous avons là un rendez-vous pour exprimer dans une clameur commune, forte et claire que nous voulons la liberté et la démocratie, et que nous voulons le retour à la maison de tous ceux qui sont en prison ou à l'étranger », a déclaré M. Puigdemont sur les ondes de la télévision catalane TV3.

M. Puigdemont tente de constituer une liste commune indépendantiste en vue des élections du 21 décembre prochain. Toutefois, le camp séparatiste semble divisé. Le leader de la gauche républicaine, Oriol Junqueras, a annoncé samedi matin qu’il ne voulait pas se retrouver sur la même liste que celle de Carles Puigdemont. Cela pourrait compromettre la tentative de ce dernier de redevenir président de la Catalogne après ces élections forcées par le gouvernement central de Madrid.

Visé par un mandat d’arrêt européen, Carles Puigdemont s’est rendu à la justice belge. Il doit comparaître le 17 novembre prochain. Quatre de ses ministres et lui-même ont eu droit à une libération conditionnelle par un juge belge avec la promesse de se présenter devant la Chambre du conseil, placée sous l'autorité du tribunal de première instance néerlandophone de Bruxelles.

Le président déchu a également accusé l’Union européenne de « détourner le regard » sur la crise qui secoue la région.

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