Perdus au beau milieu des champs en banlieue de Pékin, une dizaine de chevaux courent dans des parcs spécialement aménagés pour eux. L'air est sec et chaque mouvement des bêtes crée un nuage de poussière. Une nouvelle résidence inattendue, après le Canada, les États-Unis et l'Europe, pour les vedettes de la superproduction équestre Cavalia.

Yavn Côté

  Un texte d'Yvan Côté
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« La Chine est un marché extraordinaire », lance avec le sourire Normand Latourelle, le président et directeur artistique de Cavalia. « On y trouve des millions et des millions de potentiels spectateurs et des dizaines et des dizaines de villes d'importance. Amener Cavalia en Chine, c'est la réalisation d'un grand défi et aussi, un peu, d'un rêve. »

Cavalia sera présenté à Pékin à compter du 28 avril prochain. Cela marque une nouvelle page d'histoire pour l'entreprise québécoise après plus de deux ans d'intenses négociations avec un partenaire chinois. D'ailleurs, pour s'assurer que l'aventure serait un succès, Normand Latourelle a dû s'associer au Dr Chan Chak Shing qui chapeaute Sinocap, une société d'investissement dans le domaine des arts.

Les deux entrepreneurs sont maintenant partenaires dans une entreprise chinoise qui possède les droits intellectuels du spectacle Cavalia, ainsi que tout l'équipement en Chine, dont le chapiteau. M. Latourelle et M. Chan ont refusé de dévoiler les termes de l'entente qui s'élève possiblement à plusieurs millions de dollars.

« Notre partenaire a tout à fait avantage à développer le spectacle en Chine et c'était l'objectif. Là, on ne va pas faire une ville, deux villes ou trois villes. Ça veut dire que Cavalia est en Chine pour rester pendant des années. On peut être présent dans 10, 20, 30 villes et, éventuellement, on arrivera à trouver un endroit permanent pour mettre Cavalia. »

Ce projet est le plus important depuis la création de Cavalia, il y a 13 ans. Il a aussi été un casse-tête administratif et logistique. En tout, 40 chevaux seront en spectacle à Pékin, ainsi qu'une trentaine d'acrobates, de cavaliers et de musiciens. Cela représente la plus importante tournée au monde, plus encore que celles de groupes rock comme U2 ou les Rolling Stones.

Un phénomène impressionnant, a reconnu la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, qui commençait sa mission en Chine. Elle a rappelé avoir côtoyé Normand Latourelle à ses débuts alors qu'elle était ministre de la Culture. Elle a tenu à souligner sa ténacité et celle de toute son équipe.

Cavalia mise sur le lien millénaire entre le cheval et l'humain pour conquérir le coeur des Chinois. Une filiation susceptible d'attirer l'attention dans le pays. Aucune autre production du genre n'a été présentée à Pékin par le passé.

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