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Ce qu’on sait sur Bruce McArthur, accusé des meurtres de deux hommes gais

Le sexagénaire Bruce McArthur doit comparaître en cour à Toronto, vendredi matin, pour répondre à deux chefs d'accusation de meurtre prémédité.

Il est accusé d’avoir tué Andrew Kinsman, 49 ans, et Selim Esen, 44 ans, deux hommes gais qui étaient portés disparus depuis plusieurs mois.

La police pense qu’il pourrait y avoir d’autres victimes.

Qui est Bruce McArthur?

  • Selon la police, l’homme de 66 ans était paysagiste et habitait en appartement dans une tour du quartier Thorncliffe dans l’est de Toronto. Il fréquentait le quartier gai et utilisait des applications de rencontre pour hommes, ajoutent les policiers. Il avait eu des relations sexuelles avec Andrew Kinsman, disent les enquêteurs. Ces derniers n’ont pas précisé si l’accusé connaissait aussi Selim Esen. En 2001, McArthur avait été condamné pour voies de fait ayant causé des lésions corporelles.

Pourquoi la police l’a-t-elle arrêté jeudi?

  • Le détective Hank Idsinga dit que la police gardait « un œil » sur l’accusé depuis « plusieurs mois ». Un nouvel « élément de preuve » dont le détective Idsinga n’a pas voulu préciser la nature a mené à l’arrestation de Bruce McArthur, jeudi.

Est-il un tueur en série?

  • C’était la grande crainte de la communauté gaie de Toronto, qui avait pressé la police l’an dernier de redoubler d’efforts, après la disparition mystérieuse d’une demi-douzaine d’hommes gais de la Ville Reine depuis 2010. La police pense que Bruce McArthur a tué d’autres personnes, en plus d’Andrew Kinsman et de Selim Esen. Mais le détective Hank Idsinga n’a pas utilisé personnellement l’étiquette de tueur en série, jeudi, pour décrire l’accusé. Il n’a pas voulu commenter non plus la façon dont McArthur aurait tué ses victimes.

Les corps des victimes ont-ils été retrouvés?

  • Non, les policiers fouillent actuellement cinq propriétés liées à l'accusé; quatre à Toronto et une à Madoc, un secteur rural au nord de Belleville.

La police a-t-elle tardé à prendre les disparitions au sérieux?

  • C’est la critique de la police souvent entendue dans le village gai de Toronto. De son côté, le maire John Tory admet que « certaines questions méritent des réponses », tout en disant que la police poursuit son enquête dans le dossier. Pour sa part, la soeur d'Andrew Kinsman, Patricia, dit que la police a « fait son travail ».

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