Retour

Céline Galipeau honorée à l’Assemblée nationale

Céline Galipeau, animatrice du Téléjournal 22 h à Radio-Canada, a reçu mardi la Médaille d'honneur de l'Assemblée nationale du Québec.

Cette médaille, remise par le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, est décernée à des personnalités qui, par leur carrière, leurs travaux ou leur engagement, méritent la reconnaissance des membres de l'Assemblée nationale et de la société québécoise.

Les autres lauréats sont l'humoriste Yvon Deschamps, la femme d'affaires Danièle Hankel, le chef d'orchestre Bernard Labadie, l'auteur-compositeur-interprète Plume Latraverse, la présidente de Médecins sans frontières (MSF) Joanne Liu et la neuropsychologue Brenda Milner.

« Vous avez conquis les Québécois », dit Jacques Chagnon

« Vous avez pris votre place avec brio, conviction et élégance », a dit Jacques Chagnon à Céline Galipeau lors de la cérémonie de remise des médailles.

Céline Galipeau a fait son entrée à Radio-Canada en 1984 comme journaliste, après avoir fait des études en sociologie et en science politique à l’Université McGill.

Elle a par la suite animé le bulletin d'information du midi, été correspondante nationale à Toronto et ensuite à l'étranger, notamment à Londres, à Paris, à Moscou et à Pékin. Elle couvrira plusieurs conflits et assistera notamment à la chute de Saddam Hussein en Irak.

« Vous vous êtes particulièrement illustrée avec des reportages bien sentis sur la guerre du Golfe, la guerre civile algérienne, les conflits armés, en Tchétchénie, au Kosovo et en Afghanistan », a continué Jacques Chagnon.

De journaliste en zone de guerre à lectrice du Téléjournal, « votre intention est toujours restée la même, soit d’informer les gens, de les conscientiser, de les responsabiliser et pourquoi pas de les mobiliser pour changer le monde, a-t-il ajouté avant de la remercier.

« Ça m’est venu quand j’étais toute petite » - Céline Galipeau

« Mon envie de faire ce métier m’est venue vraiment très jeune », a raconté Céline Galipeau.

Son père était journaliste et la famille s’est installée dans plusieurs pays du monde, notamment au Togo et en Jordanie.

En tant que journaliste en zones de guerre, elle dit avoir voulu « raconter l’histoire des gens pour que vous, à des milliers de kilomètres de là, vous compreniez mieux la réalité que vivent les victimes des conflits ».

Mais elle a déploré que ce métier soit devenu « de plus en plus difficile ».

Elle a rappelé qu’à travers le monde, des journalistes sont insultés, menacés, emprisonnés ou perdent la vie parce qu’ils « disent ce qu’ils voient, ce qu’ils entendent ».

Même dans nos démocraties, déplore-t-elle, « il est encore difficile d’obtenir des documents, il y a des frais, des délais, du caviardage ». Les journalistes sont parfois « menacés de poursuite pour les faire taire, on peut essayer de les forcer à dévoiler leurs sources », ajoute-t-elle.

Céline Galipeau avait aussi obtenu le prix Amnistie internationale en 1995, le prix Claire-L'Heureux-Dubé en 2004 et le prix Raymond-Charrette en 2006.

Elle a été nommée Officière de l'Ordre national du Québec en 2009 ainsi que de l'Ordre du Canada en 2013. Elle a également reçu un doctorat honorifique de l’Université d'Ottawa en 2012, et un autre de l’Université McGill en 2016.

Plus d'articles

Vidéo du jour


L'art d'être le parfait invité