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Ces puissances nucléaires qui inquiètent Washington

Les États-Unis mettent en garde contre le développement des programmes nucléaire et balistique iranien et nord-coréen, pendant que Téhéran persiste à poursuivre son programme balistique et que Pyongyang bombe le torse. Décryptage sur ces tensions qui perdurent alors que leur arsenal militaire se perfectionne.

L’Iran et la Corée du Nord ont développé séparément un large programme balistique et nucléaire qui suscite l’inquiétude des États-Unis et des pays de la région, comme Israël, le Japon et la Corée du Sud.

La série de sanctions infligées par la communauté internationale à l’Iran et à la Corée du Nord n’ont pas réussi à freiner, encore moins à empêcher, les programmes militaires balistique et nucléaire de ces deux pays.

Téhéran a développé une quarantaine de missiles, dont les plus puissants, Ghadr F et Sejil 2, ont chacun une portée de 2000 km et peuvent atteindre facilement Israël.

D’autres missiles de précision ont également été développés par l’Iran. D’une portée de moins de 700 km, l’un d’entre eux, le missile Zolfagar, a été utilisé en juin pour cibler des positions du groupe terroriste État islamique en Syrie.

L’arsenal nucléaire iranien comprend aussi des missiles sol-mer et sol-air capables de prendre pour cible des avions de chasse, des missiles et des drones.

Téhéran dispose de deux usines souterraines de fabrication de missiles. La troisième en construction a été révélée en mai dernier par les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du pays.

Après s’être procuré le système antimissile russe S-300 à la faveur de l’accord nucléaire de juillet 2015, l’Iran a développé son propre système antimissile Bavar 373 qui est, selon les responsables iraniens, « plus avancé que le S-300 ».

Ces dernières années, l’Iran s’est attelé à fabriquer du combustible solide, capable de rendre l’utilisation des missiles plus rapide, renforçant ainsi leur précision.

Téhéran a annoncé jeudi avoir testé un lanceur capable de placer des satellites de 250 kg à une altitude de 500 km à l’occasion de l'inauguration de son premier centre de lancement dans la province de Semnan.

La tension est à son comble, alors qu'un incident est survenu le lendemain, dans le Golde, avec un bâtiment de la marine américaine, qui a tiré des fusées éclairantes à proximité de vaisseaux iraniens.

La menace nord-coréenne

La Corée du Nord ne cache pas ses ambitions nucléaires. Depuis des années, ce pays fermé d’Asie développe en vase clos un programme nucléaire qu’il exhibe au monde entier, bombant le torse devant ses voisins et ses ennemis occidentaux, notamment les États-Unis.

À plusieurs reprises, Pyongyang a testé ses missiles. Son premier test nucléaire a été effectué en 2006. Depuis, le pays reste sourd aux appels à la raison lancés par la communauté internationale.

Vendredi, la Corée du Nord a procédé à un nouvel essai expérimental de missile balistique intercontinental (ICBM) qui, selon des responsables nord-coréens, peut atteindre les États-Unis.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a même ajouté que les États-Unis sont désormais à portée de tir, après le succès d'un second essai.

Inquiétudes à l'étranger

L’« avertissement solennel » lancé par Pyongyang aux États-Unis a provoqué un tollé général de condamnations de la communauté internationale.

Le président américain Donald Trump a dénoncé l’essai nord-coréen. En riposte au test sud-coréen, l'armée américaine a procédé à un exercice conjoint de missiles avec la Corée du Sud.

La sourde oreille de Téhéran et de Pyongyang a poussé au renforcement des sanctions à leur encontre, même si la stratégie de Washington en la matière n’a pas mis fin aux programmes nucléaire et balistique des deux pays.

Indice révélateur, le dernier tir de missile de Pyongyang, qui a révélé l’ampleur des progrès du programme nucléaire nord-coréen, est survenu le jour de la fête nationale des États-Unis.

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