La cueillette de champignons sauvages a la cote! Toutefois, cette activité de plus en plus populaire peut s'avérer dangereuse si elle est pratiquée de façon téméraire.

Un texte d'Anne Tessier-Bouchard des Années lumière

Chaque année, on rapporte au Centre antipoison du Québec quelques centaines de cas d'exposition aux champignons sauvages. Et depuis quelques années, le Centre constate une augmentation constante de la proportion d'adultes intoxiqués après avoir consommé des spécimens non comestibles.

Les conséquences pour la santé peuvent être très graves, comme le démontre le cas d'une Torontoise qui a récemment ingéré un champignon hautement toxique et qui a dû subir une greffe du foie pour ne pas mourir empoisonnée.

Corey Stein, résident en médecine interne à l'Université de Toronto, a coécrit l'article portant sur ce cas et publié le 13 juillet dernier dans le Journal de l'Association médicale canadienne.

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Il existe un peu plus de 2000 sortes de champignons au Québec. Et souvent, dans une même famille, certaines espèces dangereuses pour la santé ressemblent étrangement à d'autres, parfaitement comestibles. Distinguer les champignons comestibles de ceux qui sont nocifs constitue donc un défi, même pour les mycologues.

Jardinier forestier et pionnier en matière de cueillette de champignons sauvages, François Brouillard n'est pas surpris de constater qu'il y a de plus en plus d'intoxications chez les adultes. Selon lui, on ne doit surtout pas « s'improviser mycologue ». Il s'agit plutôt d'une activité qui nécessite d'être informé, outillé et d'avoir du temps devant soi.

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M. Brouillard, qui exploite depuis 30 ans un commerce de plantes et de champignons sauvages au marché Jean-Talon à Montréal, rappelle également aux gens cette règle de base : les champignons sauvages comestibles ne doivent pas se manger crus. La cuisson est nécessaire pour éliminer les toxines et les microorganismes qui pourraient s'y trouver.

La prudence est donc de mise lorsqu'on décide de cueillir et de consommer des champignons sauvages, puisqu'il n'existe pas d'antidote pour l'empoisonnement aux champignons.

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