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Chef de cabinet de la Maison-Blanche : Kelly remplace Priebus

Donald Trump a annoncé vendredi sur Twitter qu'il nommait le secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis, John F. Kelly, au poste de chef de cabinet, délogeant ainsi Reince Priebus.

« J'ai le plaisir d'annoncer que je viens de nommer le secrétaire général John F. Kelly au poste de chef de cabinet de la Maison-Blanche. C'est un grand Américain et un grand dirigeant. John a réalisé un travail spectaculaire à la Sécurité nationale. Il a été une véritable étoile de mon administration », a écrit le président américain sur Twitter.

Le président a fait connaître sa décision au moment où son avion Air Force One atterrissait à la base d'Andrews, près de Washington, après une visite à Long Island. Reince Priebus, qui se trouvait à bord de l'avion avec le président, a quitté l'aéroport sans faire de déclaration.

Donald Trump avait perdu confiance dans son chef de cabinet, doutant en privé de sa capacité à faire respecter son programme, a déclaré un proche du président.

De son côté, Reince Priebus a remercié Donald Trump dans une déclaration émise quelques heures après l'annonce de son départ.

« Je vais continuer à servir en tant que fervent partisan du programme et des politiques du président. Je ne peux pas imaginer une meilleure personne que le général John Kelly pour me succéder, et je lui souhaite les bénédictions de Dieu et un grand succès », a-t-il ajouté.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Huckabee Sanders, a fait écho aux propos de Donald Trump, déclarant à son tour que John F. Kelly est une « étoile » de l'administration américaine.

Mme Sanders a également indiqué que John F. Kelly occuperait ses nouvelles fonctions dès lundi matin et qu'une réunion du cabinet suivrait son assermentation.

Scaramucci sème la discorde

Cette annonce survient après les allégations faites par le nouveau directeur des communications de la Maison-Blanche, Anthony Scaramucci. Ce dernier avait suggéré que l'actuel chef de cabinet, Reince Priebus, était à l'origine de la divulgation de sa déclaration de revenus dans les médias, allant jusqu'à le couvrir d'insultes.

Ce n'est toutefois pas la première fois que M. Scaramucci cause des vagues à Washington.

Le jour même de sa nomination en tant que directeur des communications, le 21 juillet dernier, le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, connu pour être un allié de Reince Priebus, annonçait sa démission.

Certains y avaient vu un geste de protestation, avançant que M. Spicer aurait douté des compétences en communications de M. Scaramucci.

Avant que ne soit nommé Anthony Scaramucci, Sean Spicer occupait la double fonction de porte-parole et de directeur des communications.

Le congédiement de M. Priebus vient s'ajouter aux nombreuses querelles intestines qui déchirent la Maison-Blanche.

La veille seulement de la démission de Sean Spicer, Donald Trump avait désavoué son secrétaire à la Justice, Jeff Sessions, lors d'un entretien accordé au quotidien The New York Times. Le président avait affirmé qu'il n'aurait jamais nommé M. Sessions à ce poste s'il avait su qu'il se récuserait dans l'enquête du FBI concernant le dossier de l'ingérence russe dans la présidentielle américaine.

Cette affaire sur les liens entre l'équipe de campagne de Trump et le Kremlin plombe la présidence américaine depuis ses débuts. Moins d’un mois après sa nomination, le 13 février 2017, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Michael Flynn, avait dû démissionner en raison de ses liens avec la Russie.

Quelques mois plus tard, c'est le directeur du FBI, James Comey, qui était remercié par le président, alors qu'il dirigeait l’enquête sur la Russie. Ce congédiement avait d'ailleurs soulevé des questions quant à l'implication de M. Trump dans cette affaire.

Un mur « essentiel » à la frontière du Mexique

Depuis janvier, John F. Kelly occupait le poste de secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis.

L'ancien général de la marine américaine avait été le deuxième membre du cabinet de Donald Trump à être confirmé par le Sénat.

Dès son entrée en fonction, l'homme de 67 ans avait indiqué son intention de terminer le mur à la frontière du Mexique d'ici deux ans. Il précisait que ce mur était « essentiel » en raison des « terribles menaces » qui entraient aux États-Unis. Il avait aussi fait de la guerre contre le terrorisme l'une de ses priorités.

Le fonctionnement du Congrès lui est également familier, car il a servi d'officier de liaison entre la marine et les parlementaires, de 1995 à 1999.

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