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Chris Froome signe sa 4e victoire au Tour de France

Le Britannique Chris Froome (Sky) a remporté pour la quatrième fois le Tour de France, dimanche, à Paris, après la 21e étape gagnée sur les Champs-Elysées par le Néerlandais Dylan Groenewegen (Lotto NL).

Froome a gagné tous les Tours depuis 2013, sauf en 2014, lorsqu’il a été contraint à l’abandon à la suite de deux chutes. Il s’approche du record de cinq titres détenu par quatre hommes, Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain.

Il a devancé au classement final le Colombien Rigoberto Uran et le Français Romain Bardet.

Cette année, l'Anglais, né au Kenya il y a 32 ans, n'a gagné aucune étape, pour la première fois depuis sa prise de pouvoir.

Sa marge de 54 secondes sur le deuxième est également la plus étroite de ses quatre victoires. Mais Froome s'est montré supérieur à ses rivaux dans les deux contre-la-montre au programme.

Avec l'appui de son équipe, la plus puissante du peloton, il a contrôlé ses adversaires en montagne en ne faiblissant qu'une seule fois, le 13 juillet, à l'arrivée en haut de l'altiport de Peyragudes dans les Pyrénées.

Cette 104e édition a souri aussi à l'équipe Sunweb qui a décroché deux maillots distinctifs: les pois rouges du meilleur grimpeur pour Warren Barguil, devenu le chouchou du public français après ses deux victoires d'étape, et le vert pour l'Australien Michael Matthews, qui a pris la suite au palmarès du champion du monde, le Slovaque Peter Sagan, exclu de la course dès le quatrième jour.

Dans la dernière étape (103 km à partir de Montgeron), l'absence de l'Allemand Marcel Kittel, vainqueur à cinq reprises avant d'abandonner sur chute dans les Alpes, a laissé la route ouverte à Groenewegen, vainqueur pour la première fois sur le Tour.

Le jeune Néerlandais de 24 ans, champion de son pays l'an passé, a résisté au retour en trombe de l'Allemand André Greipel, vainqueur les deux années précédentes. Le Norvégien Edvald Boasson Hagen s'est classé troisième devant le Français Nacer Bouhanni.

Les moments forts du Tour de France

1er juillet: À Düsseldorf, la pluie accueille les coureurs. Pour le malheur d'Alejandro Valverde, victime d'une lourde chute. Sky squatte le haut du classement et s'empare du maillot jaune (Thomas). Chris Froome prend ses distances avec les grimpeurs. Sans se soucier de la polémique suscitée par sa combinaison high-tech.

4 juillet: Les sprints se succèdent et Marcel Kittel s'impose comme le plus fort du lot. Mais à Vittel, c'est le champion de France Arnaud Démare qui se sort le mieux du chaos provoqué par plusieurs chutes. Peter Sagan, coupable d'un sprint dangereux, est exclu par les commissaires. Mark Cavendish, blessé, ne repart pas.

5 juillet: La première arrivée au sommet, à La Planche des Belles Filles, couronne le champion d'Italie Fabio Aru. Le ton des étapes à venir est donné: Chris Froome, sur la défensive, tient le choc. Comme Rigoberto Uran et Romain Bardet, ses futurs rivaux des Pyrénées et des Alpes.

9 juillet: Au lendemain d'une superbe course de mouvement (Lilian Calmejane aux Rousses), la grande étape du Jura tient ses promesses. Bardet attaque en descente, Uran gagne d'un souffle à Chambéry devant Warren Barguil, qui monte en puissance. Les victimes s'appellent Geraint Thomas et surtout Richie Porte, contraints à l'abandon.

13 juillet: L'étape-reine des Pyrénées est verrouillée par l'équipe de Froome. Mais, surprise, le porteur du maillot jaune flanche dans le mur final de Peyragudes. « Ma plus mauvaise journée », reconnaîtra le Britannique à propos de cette journée qui voit Bardet triompher et Aru se vêtir de jaune.

14 juillet: L'Ariège inspire Nairo Quintana et surtout Alberto Contador qui attaquent en désespoir de cause. Sans autre résultat que de permettre à Barguil de signer à Foix un succès éclatant le jour de la Fête nationale. Les Pyrénées sont bien françaises!

15 juillet: L'étape, lancinante à cause du scénario répétitif des échappées formées dès le départ et reprises avant l'arrivée, se conclut par un feu d'artifice. Si Michael Matthews gagne, Aru, mal placé, est distancé dans la petite côte d'arrivée. Froome récupère le maillot jaune qu'il conservera jusqu'au bout.

16 juillet: La moyenne montagne ménage le suspens. Froome, retardé par un incident mécanique, se retrouve en position délicate face à l'offensive initiée par l'équipe de Bardet. Mollema gagne au Puy-en-Velay, le maillot jaune s'en tire à bon compte.

19 juillet: L'entrée dans les Alpes marque le recul d'Aru. Le futur podium se dessine après le Galibier que Froome a négocié sans rien céder à Bardet. Derrière le rescapé de l'échappée, Roglic, le sprint pour la deuxième place souligne le resserrement des valeurs entre les premiers du classement général.

20 juillet: Barguil touche au sommet au col d'Izoard. Le Français, assuré du maillot à pois, remporte l'étape mythique. Dans la Casse déserte, Froome fait mieux que résister à Bardet, qui se hisse à la deuxième place du Tour. Mais il reste un contre-la-montre.

22 juillet: Retour dans la plaine et au verdict des chiffres. À Marseille, Bardet connaît son plus mauvais jour. Il abandonne la 2e place à Uran et sauve d'extrême justesse sa place sur le podium à venir. Froome, supérieur dans l'exercice à ses rivaux directs, peut enfin souffler.

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