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Christy Clark a soulevé la crise des surdoses à Ottawa

Appuyée par le ministre provincial de la Santé Terry Lake, de spécialistes en toxicomanie et de deux personnes dont la vie a été bouleversée par l’effet dévastateur du fentanyl, Mme Clark a demandé l’aide d’Ottawa. Elle souhaite plus de policiers spécialisés dans la lutte antidrogue et un assouplissement des règles entourant les sites d'injection.

« Cette crise a pris tout le monde par surprise », a déclaré la première ministre en conférence de presse.

Christy Clark a rappelé à titre d’exemple que l’Hôpital Saint-Paul de Vancouver s’est occupé de 5000 surdoses non mortelles jusqu’à présent en 2016. « Nous devons faire en sorte que les gens soient bien suivis lorsqu’ils quittent l’hôpital », a fait valoir Mme Clark, sans quoi, ils risquent de rechuter.

Elle a rappelé l’utilité des trousses de naloxone qui neutralisent les surdoses d’opioïdes et qui sont distribuées en Colombie-Britannique aux familles dont un membre est toxicomane.

« Ces trousses doivent être offertes à davantage de personnes, a martelé Christy Clark. Les parents doivent se rendre compte que les drogues auxquelles leurs enfants peuvent avoir accès sont mortelles [...] Le monde ne ressemble pas à celui des années 60 ou 70. » Il faut, dit-elle, que les parents parlent à leurs enfants.

622 morts

L’intervention de Mme Clark à Ottawa a lieu dans la foulée d’un rapport du Service des coroners de la Colombie-Britannique qui a constaté 622 morts par surdoses entre janvier et octobre 2016, soit une moyenne de deux par jour. Ce chiffre est presque trois fois plus élevé que pour toute l’année 2010.

« Recruter le gouvernement fédéral pour faire plus serait utile, » a déclaré le médecin en chef de la Colombie-Britannique, Perry Kendall. « Nous avons de bons indices [que cette crise de surdoses] se propage en Alberta et dans d’autres provinces et qu’elle deviendra un sujet à l’échelle canadienne ».

Environ 60 % des surdoses par stupéfiants en Colombie-Britannique sont provoquées par le fentanyl, un opioïde synthétique. En avril, la province a déclaré un état d’urgence sanitaire pour confronter le fléau.

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