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Chrystia Freeland déplore l'incertitude en matière de relations internationales

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a déclaré à Washington qu'elle croit que le monde vit ses pires moments d'incertitude en matière de relations internationales depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Chrystia Freeland a fait ce commentaire lors d'une conférence, mardi, dans le cadre d'un sommet sur les femmes en affaires organisé par le magazine Fortune.

On lui demandait de réagir aux récents commentaires du président du comité sénatorial américain sur les affaires étrangères, Bob Corker.

Dans un échange de messages Twitter avec le président Donald Trump cette fin de semaine, le sénateur républicain avait laissé entendre que le personnel de la Maison-Blanche devait constamment agir comme des gardiens d'enfants avec le président Donald Trump, pour prévenir le chaos.

En entrevue dimanche dernier avec le New York Times, M. Corker a aussi dit s'inquiéter de la possibilité que le comportement imprévisible du président ne déclenche « la Troisième Guerre mondiale ». Il a ajouté que ses préoccupations sont aussi partagées par la plupart des sénateurs républicains.

Mme Freeland a refusé de critiquer directement Donald Trump, mais elle a affirmé que plusieurs éléments l'inquiétaient dans le monde, et que d'anciennes et fructueuses institutions commençent à s'effriter.

La quatrième session de négociations sur le renouvellement de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) doit commencer cette semaine dans les environs de Washington. Le premier ministre Justin Trudeau sera dans la capitale américaine mardi et mercredi, notamment pour rencontrer le président Trump et des élus américains favorables au libre-échange.

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