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Cimetière musulman : poursuite judiciaire écartée?

Le comité responsable du projet de cimetière musulman recommande au Centre culturel islamique de Québec de ne pas intenter de poursuite judiciaire dans ce dossier.

Cette possibilité a été sérieusement envisagée au lendemain du référendum sur le projet de cimetière musulman à Saint-Apollinaire, le 16 juillet dernier. Après le décompte, 19 citoyens se sont prononcés contre le projet et 16 étaient en faveur.

Un résultat serré qui a toutefois été perçu comme un cuisant revers par le responsable du dossier à la mosquée de Québec, Mohamed Kesri.

Plus de deux semaines après avoir vécu une amère déception, M. Kesri recommande au conseil d'administration du Centre culturel islamique de Québec d'écarter cette possibilité. Il estime qu'un tel processus judiciaire serait long et coûteux.

Appel à tous

Loin de baisser les bras, Mohammed Kesri lance plutôt un appel à tous les propriétaires de terrains respectant les règles de zonage de cimetière dans la grande région de Québec.

« Si le terrain n’est pas zoné cimetière, ce n’est pas la peine de nous l’offrir, mais si le terrain est zoné cimetière dans un rayon de 50 kilomètres de Québec, nous sommes preneurs. On ne veut pas revenir à un changement de zonage ou à un référendum. On a déjà été déçus. »

Chose certaine, un futur cimetière exclusivement musulman ne se trouvera vraisemblablement pas à l’intérieur des frontières de Saint-Apollinaire.

Attentes élevées

Les attentes du Centre culturel islamique à l’endroit des différents paliers de gouvernement sont élevées. On souhaite notamment que le gouvernement Couillard trouve une solution au problème du cimetière exclusivement musulman dès la rentrée parlementaire, à l'automne.

« On a beaucoup d’espoir et cet espoir se pointe à l’horizon. Mais je ne peux pas vous dire plus […] On a eu des appels de partout : le maire de Lévis, le maire de Québec, le premier ministre ».

Mohamed Kesri prône la patience. Il croit que « le gros bon sens » finira par triompher.

« On sait que la majorité de la population québécoise est pour nous dans le dossier du cimetière. [...] Si le référendum avait lieu dans toute la ville de Québec, on aurait sûrement eu 90 %. Et dans tout Saint-Apollinaire, au moins 80 % », affirme M. Kesri.

D’après les informations de Cathy Senay

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