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Coiteux appelle les syndicats à respecter « la capacité de payer des Québécois »

Le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, prévient les syndicats du secteur public, dont les membres poursuivent aujourd'hui encore leur mouvement de grève tournante, que leur contre-proposition, qui sera déposée mercredi, doit être proche de la dernière offre gouvernementale.

« Flexibilité », « respect de la capacité de payer des Québécois », autant de mots qui reviennent comme des leitmotivs dans le propos du ministre Coiteux, qui, en réponse aux accusations syndicales, réfute d'ailleurs l'existence d'un gel salarial.

Il rappelle que son gouvernement a mis 1,7 milliard de dollars de plus sur la table, un « ajout significatif » qui a eu pour conséquence de faire passer la hausse salariale de 3 % à 5,3 % sur 5 ans, selon lui. Sans oublier, poursuit-il, l'ajout de 550 millions de dollars au chapitre de la relativité salariale afin de rehausser les échelles de salaire de milliers d'employés.

Sur le délicat dossier du régime de retraite, le président du Conseil du Trésor n'a pas omis de souligner aussi que son gouvernement avait consenti d'étaler jusqu'à 2019 le report de 60 à 62 ans de l'âge auquel il sera possible de prendre sa retraite sans pénalité.

Dans sa dernière proposition, Québec avait également retiré sa demande de calculer la rente de retraite sur les huit meilleures années plutôt que sur les cinq meilleures années.

Cette offre, présentée il y a une dizaine de jours,, avait toutefois été rejetée le jour même par l'ensemble des syndiqués des secteurs public et parapublic.

En somme, M. Coiteux estime que le gouvernement a fait « une offre honorable, qui laisse place à la négociation et à l'intérieur de laquelle [...] il est possible de trouver de l'espace pour négocier ». D'après lui, il appartient désormais aux syndicats de faire une contre-proposition raisonnable « sérieuse, raisonnable et conforme à la capacité de payer des Québécois ».

2e journée de grève pour 115 000 syndiqués de l'éducation et de la santé

Le mouvement de grève des syndiqués de la fonction publique de la région de Montréal et de Laval s'est poursuivi pour une deuxième journée de suite.

« On a fait le tour du Québec, que ce soit en Gaspésie, au Saguenay, à Montréal ou en Outaouais, en Abitibi, peu importe, le niveau de mobilisation est très fort. Je dirais même qu'il est historique. Je pense qu'on n'a pas vu ça depuis les années 1970 au Québec », a lancé le président de la CSN, Jacques Létourneau, au départ de la marche à laquelle ont participé quelques milliers d'employés au centre-ville de Montréal.

Pour sa part, Daniel Boyer, président de la FTQ, a prévenu que le front commun, dans sa contre-proposition que sera dévoilée mercredi, veillerait à demander des augmentations de salaire et non des gels.

Les syndiqués du secteur de la santé et de l'éducation participent notamment au mouvement de grève afin de dénoncer la lenteur dans les négociations de leur convention collective avec le gouvernement québécois de Philippe Couillard.

Les écoles des commissions scolaires suivantes sont fermées :

  • Pointe-de-l'Île
  • Montréal
  • English Montreal
  • Lester-B.-Pearson
  • Marguerite-Bourgeoys
  • Laval
  • Sir-Wilfrid-Laurie

Il en va de même pour les cégeps et collèges suivants :

  • André-Laurendeau
  • Bois-de-Boulogne
  • Maisonneuve
  • Saint-Laurent
  • Vieux-Montréal
  • Marie-Victorin
  • Ahuntsic
  • Dawson
  • Rosemont
  • Gérald-Godin
  • John Abbott
  • Vanier
  • Montmorency

Plusieurs centres de réadaptation, d'hébergement et de CSSS sont également touchés par la grève. Le Front commun prévoit ultimement une grève générale les 1er, 2 et 3 décembre si les négociations avec Québec ne portent pas ses fruits.

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