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Coiteux maintient que les pourparlers avec les syndicats sont constructifs

Même si des négociations ont eu lieu cet été sur la question des salaires des fonctionnaires québécois, du côté syndical, plusieurs affirment que le gouvernement se traîne les pieds. Mais le président du Conseil du Trésor dément.

« Lorsque je dis que les pourparlers sont constructifs, c'est parce qu'il y a des pourparlers constructifs », assure Martin Coiteux en entrevue avec le journaliste Davide Gentile de Radio-Canada.

Mais l'entente n'est pas pour autant à portée de main, reconnaît-il.

Les positions sont en effet assez éloignées, puisque les syndicats réclament plus de 13 % d'augmentation salariale sur trois ans, tandis que Québec propose un gel de deux ans et, au total, 3 % d'augmentation d'ici 2020.

La demande syndicale n'est « pas compatible avec l'équilibre budgétaire », dit M. Coiteux, qui précise aussi qu'il ne suffit pas d'atteindre l'équilibre budgétaire : « il faut le maintenir au cours des prochaines années ».

Le président du Conseil du Trésor affirme ne pas vouloir augmenter les impôts pour financer des hausses de salaire. Mais Québec poursuit l'exercice de relativité salariale, soit la réévaluation d'une trentaine de catégories d'emplois qui seraient actuellement sous-payés.

Et malgré les pénuries dans certaines catégories d'emploi comme celle des ingénieurs ou des informaticiens, le gouvernement n'entend pas donner plus d'argent aux fonctionnaires pour enrayer le phénomène.

Le président du Conseil du Trésor semble plus ouvert aux compromis concernant le report de l'âge de la retraite de 60 à 62 ans, une décision de son gouvernement qui pousserait certains fonctionnaires à quitter prématurément.

« On n'a jamais eu l'intention de faire partir des gens à la retraite. Alors, s'il y a des moyens de mettre en œuvre ces changements-là d'une manière qui minimise les départs qui seraient provoqués par des changements, on va les regarder ensemble », dit-il.

Le président du Conseil du Trésor est persuadé que la population appuie le gouvernement dans son exercice de rigueur budgétaire.

De leur côté, la plupart des syndicats en cause ont entrepris des consultations auprès de leurs membres, ce qui pourrait déboucher sur l'obtention de mandats de grève vers la fin de septembre, s'il n'y a pas d'entente.

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