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Combat verbal entre Trump et Poutine sur le nucléaire

Donald Trump et Vladimir Poutine se sont livrés, cette semaine, à une surenchère verbale sur les capacités de leur pays respectif sur le plan de l'armement nucléaire. Vendredi, selon des propos rapportés par une journaliste de MSNBC, Donald Trump aurait même évoqué l'ouverture d'une possible course à l'armement.

« Faisons donc une course à l'armement. Nous allons les surpasser à tous les niveaux », aurait déclaré M. Trump à la journaliste Mika Brzezinski, lors d'une conversation téléphonique hors d'ondes, dont elle a fait état dans le cadre de l'émission Morning Joe.

Il s'agissait d'une autre manche de la joute verbale à laquelle se sont livrés cette semaine le président désigné des États-Unis et le président russe sur cet enjeu aussi crucial qu'inquiétant.

Jeudi, sur les réseaux sociaux, Donald Trump avait lancé un signal en faveur de l'expansion des capacités américaines en matière d'armement nucléaire. Il s'agissait d'une réplique aux dires du président russe qui avait, lui, laissé entrevoir un éventuel renforcement de la frappe russe.

Le président désigné, dont l'entrée en fonction à la Maison-Blanche est prévue le 20 janvier, avait ainsi affirmé sur Twitter que les États-Unis « doivent grandement renforcer et accroître leur capacité nucléaire tant que le monde n'aura pas retrouvé la raison dans le domaine des armes nucléaires ».

Vladimir Poutine n'est pas surpris

Lors de sa conférence de presse annuelle, vendredi, le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré qu'il n'y avait « rien d'inhabituel » dans les propos de son futur homologue américain. « Il a déjà évoqué lors de sa campagne électorale la nécessité de renforcer la capacité nucléaire des États-Unis, de renforcer les forces armées », a lancé M. Poutine.

Plus tôt cette semaine, le chef du Kremlin avait exprimé le souhait de doter la Russie d'une frappe capable de percer le bouclier antimissile prévu par les Américains, en Europe de l’Est.

M. Poutine avait aussi dit que la Russie était désormais « plus puissante que n'importe quel agresseur potentiel ».

« Des responsables de l'administration américaine actuelle se sont soudainement mis à dire qu'ils étaient les plus forts, les plus puissants dans le monde, a affirmé M. Poutine. Oui, effectivement, ils ont davantage de missiles, de sous-marins et de porte-avions. Nous ne le contestons pas. »

« J'ai dit que la Russie était plus forte aujourd'hui que n'importe quel agresseur. Qui est l'agresseur? Celui qui peut potentiellement attaquer la Russie », a-t-il ajouté.

Poutine louange Trump et écorche les démocrates

Dans sa conférence de presse, le président Poutine a complimenté M. Trump tout en écorchant les démocrates américains au passage. Il a dénoncé l’attitude de Washington qui l’accuse d’ingérence dans la dernière campagne électorale présidentielle.

M. Poutine a mentionné que Ronald Reagan « aurait été content de voir que les représentants de son parti remportent des victoires partout ».

« Et il aurait été content de voir que le président désigné a si bien pris le pouls de la société américaine qu'il a poursuivi sa stratégie jusqu'au bout, même si personne, à part nous, ne croyait qu'il puisse gagner la présidentielle », a-t-il ajouté.

Selon M. Poutine, l'administration Obama et les démocrates « tentent de mettre leurs échecs sur le compte de facteurs externes ».

« Le Parti démocrate n'a pas seulement perdu l'élection présidentielle, mais aussi le Sénat, où les républicains ont la majorité, et le Congrès, où les républicains ont la majorité. Est-ce à cause de quelque chose que nous, que moi, avons fait? », a-t-il lancé.

« Ils perdent sur tous les fronts, mais mettent leurs échecs sur le compte des autres. À mon avis, cela sape leur dignité. Il faut savoir perdre avec dignité », a poursuivi M. Poutine.

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