Chaque année, de nombreuses personnes meurent noyées au Québec. D'ailleurs, deux adolescentes qui se baignaient dans une rivière de Bellechasse, près de Québec, sont mortes mercredi. Conseils pour éviter des situations périlleuses. 

En entrevue à 24/60, le directeur général de la Société de sauvetage du Québec, Raynald Hawkins, conseille d'éviter de se baigner dans une rivière si celle-ci n'a pas été aménagée pour la baignade. Seuls les sports nautiques devraient y être autorisés, avec évidemment le port de la veste de flottaison.

Les rivières peuvent paraître calmes à la surface, mais ses fonds peuvent être turbulents et nous aspirer vers le fond, ajoute M. Hawkins. « Il y a même des sables mouvants, des particules de sables avec de l'air, donc on est vraiment aspiré vers le fond. »

Les précipitations augmentent aussi le débit d'eau.

Que faire si l'eau nous emporte?

Dans une situation où une personne se trouve malencontreusement entraînée dans une rivière, le directeur général de la Société de sauvetage suggère de nager avec le courant, plutôt que contre celui-ci, pour se rendre sur la rive la plus près.

Il propose aussi de tenter d'avoir les pieds devant soi, pour pouvoir amortir les impacts sur les rochers et autres obstacles naturels.

Par ailleurs, les adolescents ne doivent pas surestimer leur capacité de nager, ce qu'ils ont tendance à faire, ajoute Raynald Hawkins.

Un programme conseillé

Ces conseils proviennent du programme « Nager pour survivre », qui n'est malheureusement pas un succès, faute de financement. Ce programme s'adresse notamment aux élèves en troisième année du primaire.

Depuis 2014, 4500 jeunes de 8 ou 9 ans ont participé à cette activité. Tous affirment savoir nager. Et pourtant, Raynald Hawkins souligne que la moitié de ces enfants ne réussissent pas à passer la norme du programme lorsqu'ils sont placés dans une situation plus périlleuse.

« Eux ont besoin de suivre des cours de natation, eux ont besoin de porter leur veste de flottaison », insiste-t-il en entrevue à 24/60.

Selon les données de la Croix-Rouge canadienne compilées de 1991 à 2010, plus de la moitié des incidents se produisent lors de la période estivale. Environ le quart des décès liés à la navigation de plaisance se produisent lorsqu'il y a un gilet de sauvetage à bord, mais qu'il n'est pas porté.

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