Statistique Canada a dévoilé ce matin les données du recensement de 2016 en lien avec les langues parlées au pays, dont les langues et dialectes autochtones qui sont parfois en situation très précaire.

Un texte de Jean-Philippe Guilbault

L’organisme fédéral s'est intéressé principalement à deux enjeux : quelles ont été les langues maternelles des Canadiens en 2016 et quelles étaient les langues les plus souvent parlées à la maison.

Dans le cas des langues autochtones, ce sont les langues cries-montagnaises qui ont été parmi les plus fréquentes au pays dans les deux cas.

Cette famille de langues regroupe l’atikamekw, l’innu, les diverses formes du cri et le naskapi.

Ont suivi l’inuktitut, l'ojibwé, le déné et le mi'kmaq.

Il est important de noter que les chiffres dévoilés par Statistique Canada permettent mal de comptabiliser combien de personnes parlent couramment une certaine langue; par exemple, si un individu parle le français et l'atikamekw, cette dernière langue sera comptabilisée au même titre que les langues immigrantes telles que l’italien, le mandarin ou le pendjabi (à titre de langues non officielles).

Parmi les langues autochtones les moins maîtrisées dès l'enfance au pays : le cri du Sud-Est (50 personnes), le cayuga (55 personnes) qui est une langue iroquoienne ainsi que le squamish (60 personnes), qui est une langue issue du sud-ouest de la Colombie-Britannique.

Une certaine revitalisation

En 2016, le nombre de personnes qui parlaient une langue autochtone à la maison était légèrement supérieur au nombre de personnes ayant une langue autochtone comme langue maternelle.

« Cette différence, particulièrement marquée chez les personnes âgées de 0 à 14 ans, témoigne de l'acquisition croissante d'une langue autochtone comme langue seconde », précise Statistique Canada.

Selon Statistique Canada, il n'est pas possible pour le moment de pouvoir comparer les chiffres de 2016 avec ceux des années précédentes, car les ensembles de données ne sont pas encore ajustés.

« Quand on veut faire une comparaison au fil du temps, ça nous prend les données ajustées pour la géographie », explique René Houle en précisant que ces données seront disponibles « prochainement ».

René Houle prévient également que la participation des différentes communautés autochtones varie d'une année à l'autre. « Cette année, par exemple, il y a eu des feux de forêts en Alberta, donc ça a fait que des réserves n'ont pas participé, précise-t-il. Dans d'autres cas ça peut être complètement politique [comme décision]. »

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