À la veille du vote de confiance auquel il se soumettra, le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a prononcé un discours attendu. Face à un parterre de militants chauffés à bloc, le chef du PQ a déclaré qu'il avait pour objectif de « chasser les libéraux sans les remplacer par les caquistes et réaliser l'indépendance ».

Jean-François Lisée a d'abord brossé un tableau peu reluisant des libéraux au pouvoir avant de promettre un Québec meilleur avec un gouvernement péquiste.

« Contrairement au PLQ, nous allons protéger nos sièges sociaux », a lancé Jean-François Lisée. Son parti au pouvoir « favorisera l’achat local ». Il promet également « un cadre fiscal allégé » pour les nouvelles entreprises les cinq premières années.

Le chef péquiste s’engage à inciter au covoiturage et à l’autopartage et davantage de transport en commun, s’il est porté au pouvoir.

M. Lisée a également insisté sur la place des régions. « Les régions doivent déterminer elles-mêmes leurs projets de développement. »

Le chef du PQ prône plus de pouvoirs pour les professionnels de la Santé et souhaite étendre à tout le Québec les supercliniques. Les investissements consentis à ce secteur iront aux soins et non à la rémunération des médecins, avertit M. Lisée.

Il a également abordé la question de l’identité en scandant : « Nous sommes une nation! »

Jean-François Lisée a rappelé que la consultation sur la discrimination et le racisme, voulue par le gouvernement libéral, « sert à culpabiliser les Québécois ». Il y voit « une opération politique préélectorale ».

« J’ai hâte de diriger le gouvernement de l’inclusion », a-t-il ajouté.

Le chef péquiste a rappelé ses engagements pour une loi dans les 101 premiers jours visant à rétablir le droit de travailler en français. Les prochains immigrants devront aussi démontrer une bonne connaissance du français.

Avant de clore le sujet, M. Lisée a eu quelques mots pour les Autochtones. « L’identité québécoise doit beaucoup à son empreinte autochtone », a-t-il déclaré.

Cégeps anglophones : vers un consensus

La première journée du congrès national du PQ laisse présager un consensus sur la question des cégeps anglophones. Un compromis entre la position de l'aile radicale du parti et celle défendue par le chef péquiste se dessine.

Vendredi matin, Jean-François Lisée plaidait pour une meilleure place à l'enseignement de l'anglais dans les cégeps francophones. Il y voit le meilleur moyen de freiner l'exode des jeunes francophones et allophones vers les collèges de langue anglaise.

M. Lisée refuse d'étendre l'application de la loi 101 au cégep.

Pour le chef du PQ, en offrant un meilleur enseignement de l'anglais au cégep francophone, les étudiants francophones et allophones seront moins tentés d'aller vers les collèges de langue anglaise.

Les congressistes n'ont pas encore tranché là-dessus, puisque le vote à ce sujet a été reporté à samedi.

En revanche, lors des ateliers de vendredi, les militants péquistes se sont clairement positionnés en faveur du retour à l'affichage unilingue français et de l'application de la loi 101 dans les garderies subventionnées.

L’appel à éviter la confrontation entendu

La position du chef du PQ semble avoir été bien accueillie.

Si les choses semblent bien parties pour M. Lisée, il devra néanmoins faire entériner sa position par les membres du parti.

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