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Contre vents et marées, Trump sera le candidat présidentiel du Parti républicain

L'abandon du candidat républicain Ted Cruz en Indiana est la dernière surprise de cette course à l'investiture pas comme les autres. La voie est maintenant libre pour Donald Trump. Il ne lui manque que 202 délégués pour devenir officiellement le candidat présidentiel du Parti républicain. Et même John Kasich, gouverneur de l'Ohio et dernier opposant à Trump, pourrait abandonner la lutte mercredi.

Christian Latreille

  Un texte de Christian Latreille

La course républicaine a été sanglante. Et les blessures infligées au parti vont prendre des mois à cicatriser. En fait, peut-on encore parler du parti de Lincoln ou de Reagan? Avec Trump aux portes de l'investiture, l'avenir de cette institution politique est pour le moins incertain. Assistons-nous, en direct, à l'implosion du GOP (Grand Old Party) vieux de 160 ans?

Mercredi matin, l'establishment républicain ne peut que constater son échec. La direction a été incapable de bloquer la candidature de Trump. Quelque 43 millions de dollars ont été dépensés depuis le mois de janvier pour arrêter le milliardaire de New York. Des millions qui sont arrivés très tard dans la campagne. Personne ne croyait vraiment qu'un géant de l'immobilier puisse se rendre si loin.

Donald Trump aura beaucoup de difficulté à unir ce parti. De son aveu même, il ne tient pas à unifier complètement les républicains. Sur les ondes de MSNBC, il a déclaré qu'il ne souhaitait pas l'appui de ceux qui l'ont combattu. Seulement, il est aussi très impopulaire chez les femmes, chez les Noirs, chez les Latinos, et parmi les plus éduqués. Peut-il gagner une élection générale uniquement avec l'appui d'hommes blancs en colère? De plus, 67 % des Américains (NBC News|SurveyMonkey) affirment qu'il n'a pas la personnalité pour devenir président.

Après les délégués, les électeurs

Un autre sondage, le 4 mai (CNN ORC), plaçait Hillary Clinton devant Trump par 13 points. Mais tout peut arriver à compter d'aujourd'hui. Donald Trump s'est avéré un redoutable bagarreur, et tous les coups seront permis lors de l'élection générale cet automne. L'affrontement Trump-Clinton sera un combat extrême.

Beaucoup d'Américains sont inquiets de voir leur pays un jour dirigé par cet homme imprévisible. Un politicien qui manie mieux l'insulte que les concepts de politique étrangère. Ses propos xénophobes sur les Latinos et les musulmans provoquent des tensions. Et ses remarques sexistes créent beaucoup de malaise. Trump semble donc prêt à tout pour gagner. Et il n'a pas l'intention de changer son style et son niveau de langage puisque, justement, il gagne.

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