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Couillard en croisade contre le protectionnisme américain

La montée du protectionnisme américain a monopolisé les échanges lors de la 40e rencontre entre les premiers ministres de l'Est du Canada et les gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre.

Alors que la campagne électorale américaine bat son plein, tant les républicains que les démocrates multiplient les attaques contre le libre-échange, plus spécifiquement contre l'entente entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a donc tenu à rappeler aux gouverneurs américains qu'ils retirent des bénéfices de l'Accord de libre-échange nord-américain.

Le gouverneur du Maine, Paul LePage, a pour sa part admis que les Américains ont parfois tendance à trouver des excuses lorsqu'ils ne parviennent pas à être compétitifs par leurs propres moyens sur les marchés.

Sur la question du bois d'œuvre, Philippe Couillard a répété à ses homologues américains que les entreprises québécoises ne constituent pas une forme de compétition déloyale. Il a ajouté que le régime forestier du Québec a été réformé et qu'il répond à toutes les normes.

« Nous avons de bonnes relations commerciales avec le Maine. Le volume d'échange est à peu près symétrique. Il y a même un peu plus de produits forestiers du Maine exportés vers le Québec », a dit M. Couillard.

Après les dirigeants politiques, les premiers ministres canadiens admettent qu'ils devront aussi convaincre l'opinion publique américaine qui est de plus en plus réfractaire à l'ouverture des marchés.

Les élections américaines n'inquiètent pas le PDG d'Hydro-Québec

Le président-directeur général d'Hydro Québec, Éric Martel, ne s'inquiète pas des possibles changements de gouverneurs dans des États visés par Hydro Québec pour ses exportations.

« Les gens comprennent la qualité du produit qu'Hydro-Québec peut apporter sur le territoire américain. Si on met des autos électriques en service, on charge nos batteries avec de l'énergie renouvelable. C'est la même chose aux États-Unis où l'on souhaite également dépolluer notre continent, notre planète », a-t-il fait valoir.

Par ailleurs, Hydro-Québec fournira 100 000 $ sur deux ans pour un projet de recherche du Massachusetts Institute of Technology (MIT), de l'organisme Ouranos de Montréal et de HEC Montréal. L'argent servira au développement d'un outil de modélisation pour des chercheurs sur les changements climatiques.

Avec les informations d'Hugo Lavallée

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