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Coupe du monde de hockey : le Canada à une victoire du championnat

TORONTO - Le trio de Sidney Crosby a produit deux des trois buts du Canada dans une victoire de 3-1 contre l'Europe, dans le premier match de la finale de la Coupe du monde, mardi soir à Toronto.

Un texte de Jean-Patrick Balleux

Brad Marchand et Patrice Bergeron ont trouvé le fond du filet. Sidney Crosby a participé aux deux buts, tout comme ses deux compagnons de trio. Steven Stamkos a complété la marque pour les Canadiens.

La réplique est venue du bâton de Tomas Tatar.

« Nous sommes déçus, c'est certain, mais en même temps, ce match a été notre meilleur du tournoi », a indiqué Anze Kopitar après la rencontre. 

« Je crois qu'on a très bien joué. On a bien commencé avec des occasions de marquer. Mais après le premier tiers, c'était 2-0. Ça ne suffit pas contre le Canada. Il faut faire encore mieux », a confié le Suisse Mark Streit.

Le film du match

Bergeron a préparé la scène du premier crime avec une feinte qui a mélangé Jaroslav Halak. Sa passe vers le no 63 de l'autre côté du gardien était parfaite. C'était bon pour son 4e but du tournoi. 

« J'avais senti dans le match en prélimaires que c'est une équipe qui joue du jeu fermé et serré, a laissé entendre Bergeron. Ils ont patiné plus que nous, ils étaient plus rapides sur la rondelle. Il faut se rendre compte de nos erreurs, mais il faut aussi réaliser qu'on a gagné et ça, c'est positif. »

La période avait pourtant mal commencé pour Marchand. Il a écopé d'une pénalité dans les premières secondes du match, et l'action s'est beaucoup déroulée autour de Carey Price durant deux minutes. Le ton était donné: les Européens ont conclu la période avec 13 lancers vers le gardien du Canada contre 9 tirs en direction du Slovaque.

Questionné sur ce qu'il fallait corriger en vue du prochain match, Mike Babcock, l'entraîneur du Canada, a été cinglant: « Ne pas écoper de pénalité sur la première séquence de jeu! »

Un superbe jeu de Ryan Getzlaf a ensuite mené au premier but de Steven Stamkos. Le no 15 a tenu en échec avant la relance européenne. Une fois la rondelle récupérée, Getzlaf n'a eu qu'à la balancer de l'autre côté à son collègue Stamkos. C'était 2-0.

« La moins bonne période pour nous était cette séquence en 2e, où on a eu des longs changements de joueurs, a analysé l'entraîneur des Européens Ralph Krueger. Il faut mettre le feu à notre jeu de puissance qui nous a bien servis dans le tournoi. »

En multipliant les attaques envers Price, les Européens ont fini par percer son mystère en deuxième période. Dennis Seidenberg a exécuté une passe parfaite vers Tomas Tatar qui coupait au filet. C'est tout ce que ça prenait pour que la troupe de Ralph Krueger s'inscrive au pointage. 

On a eu droit à un concours d'échappées à la fin du deuxième engagement. Si Andrej Sekera s'est rendu à Price, Tobias Rieder, avec Dew Doughty dans les patins, a eu peine à décocher un tir. Dans les deux cas, le gardien du Canada a été impérial.

À mi-chemin de la 3e période, le même trio de Crosby-Bergeron-Marchand a trimé dur pour doubler l'avance des leurs. Crosby derrière le filet a fomenté une passe à Bergeron, pendant que Marchand jouait au trouble-fête devant Halak. C'est maintenant 3-1.

Ce n'est pas un but, mais c'est tout comme. Drew Doughty a fait réagir la foule lorsqu'il a sévèrement mis en échec Frans Nielsen, le Danois de service à Détroit, en fin de match dans le coin, à la gauche de Price.

On a beaucoup parlé du duel Price-Halak. Si les Européens ont dominé à ce chapitre au début de la rencontre, les Canadiens se sont resaisis: 38 lancers, contre 32 tirs européens vers Price, qui a lancé des fleurs à Anze Kopitar. « Il a très bien joué ce soir. J'étais très impressionné par son jeu », a estimé Price à l'issue du match.

L'Europe a perdu les services de Marian Gaborik, blessé à un pied contre la Suède. Mikkel Boedker a effectué ses débuts à sa place dans le tournoi.

Le deuxième match de cette série de trois sera présenté jeudi soir. Avec un gain, le Canada serait sacré champion de la Coupe du monde 48 heures après la première victoire.

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