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Crise du fentanyl : l'Université de King's College à Halifax prête à toute éventualité

Alors que le fentanyl fait des ravages partout au pays, l'Université de King's College à Halifax prend le taureau par les cornes. Plus de 70 employés et étudiants sur le campus ont reçu une formation sur la façon d'administrer la naloxone, un antidote efficace capable d'inverser en quelques minutes les effets ravageurs du puissant opiacé.

Un texte d'Elisa Serret

L’homme derrière cette initiative est Nicholas Hatt, le directeur de l'établissement. En formant une grande majorité de son personnel et quelques étudiants, le directeur croit que son université offre un environnement plus sécuritaire.

Tout ce qu’il a fallu au directeur pour mettre son projet en branle a été d’ajouter 45 minutes de plus à sa journée d'accueil avec son personnel pour qu’une infirmière puisse donner la formation. Ensuite, le directeur s'est procuré des trousses de naloxone.

Pour un petit établissement comme l’Université de King’s College, c’est évidemment plus facile à implanter que dans une plus grosse université, admet le directeur Nicholas Hatt.

Mais selon lui, puisque l’opération n’est pas très coûteuse, toutes les universités pourraient en faire autant.

Les personnes formées auront bientôt sur elles des trousses qui, pour l'instant, sont disponibles dans plusieurs endroits bien indiqués sur le campus.

Les employés du bar du campus sont aussi formés, et des affiches sur les lieux indiquent d'ailleurs clairement quoi faire en cas d’urgence.

Ce projet vient tout juste d’être mis en place, et, dans les prochains mois, Nicolas Hatt compte faire quelques campagnes de sensibilisation pour renforcer son message et pour que les jeunes soient bien au courant des ressources disponibles sur le campus.

Pour l’instant, aucun incident n’a été rapporté sur le campus, affirme le directeur.

Un processus très simple

Le docteur Glenn Andrea est le chef médical de la clinique de l’Université Dalhousie. C’est lui qui a supervisé la formation de l’équipe de l’Université de King’s College.

Le docteur Andrea confirme que le processus est tout simple. La formation de moins d’une heure consiste à expliquer aux gens comment détecter individu qui a besoin de l’antidote. Ensuite, une démonstration sur la façon d'injecter l'antidote est faite sur une orange, et le tour est joué.

Bien sûr, rappelle le médecin, ce programme n’est pas là pour remplacer les services d’urgence, et en cas de crise, il faut absolument appeler le 911.

Les étudiants rassurés

Eaton Spigel est l'un des étudiants formés pour pouvoir injecter la naloxone en cas d’urgence. Il trouve l’initiative géniale.

Eaton Speigel entend laisser savoir à ses collègues et amis qu’il sait maintenant comment injecter l’antidote au besoin, pour qu’ils se sentent à l’aise de venir le voir si jamais le pire arrivait.

Des initiatives dans d’autres universités en Atlantique

L’Université Mount Allison à Sackville, au Nouveau-Brunswick, annonçait cette semaine que deux des gardes de sécurité étaient maintenant formés pour administrer l’antidote. Et que dans les mois à venir, d’autres membres du personnel le seront.

À l’Université Dalhousie à Halifax, la naloxone est disponible à la clinique du campus, les gardes de sécurité sont formés et gardent sur eux l’antidote.

Quant à l’Université de Moncton, aucune trousse n’est disponible sur place et aucun membre du personnel n’a reçu la formation.

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