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Croissance marquée du prix des maisons à Toronto et Vancouver, selon la SCHL

La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) le confirme : le prix des habitations a effectivement augmenté de façon marquée à Toronto et à Vancouver entre 2010 et 2016, alors qu'il a connu une légère hausse à Calgary et à Edmonton et qu'il a peu monté à Montréal pendant cette période.

Dans son « Examen de l’escalade des prix des logements dans les grands centres métropolitains du Canada », « un examen de l’évolution des prix des logements parmi les plus approfondis jamais réalisés au Canada », l’organisme fédéral affirme que la forte croissance économique et démographique et les faibles taux hypothécaires ont contribué à la hausse du prix des logements au pays.

C’est à Toronto que le prix des habitations a le plus grimpé, avec une augmentation du prix moyen en sept ans de 67 %, pour atteindre plus de 700 000 $. Cette hausse a plutôt été de 60 % à Vancouver, faisant monter le prix moyen à près de 1 million de dollars.

Pendant ce temps, les prix ont gagné près de 20 % à Montréal.

Pour Calgary et Edmonton, la SCHL ne fournit que l'augmentation des prix survenue entre 2010 et 2014, qui est respectivement de 17 % et de 15 %. L'organisme se contente de dire que le prix moyen des habitations s'est « replié à partir de la seconde moitié de 2014 », en raison du « recul des marchés du pétrole brut ».

La hausse à Toronto et à Vancouver s’est surtout répercutée sur les maisons individuelles, plus chères.

Quant à la demande de condominiums, elle a augmenté durant cette période.

Les maisons de plus de 1 million

Dans son rapport, la SCHL note qu’en sept ans, la vente de logements coûtant plus de 1 million de dollars, surtout des maisons individuelles, a crû de 14 % dans le Grand Toronto, passant de 3 % en 2010 à 17 % en 2016.

À Vancouver, 35 % des maisons individuelles vendues coûtaient plus de 1 million de dollars en 2016. Cette proportion était de 14 % en 2010.

Cette importante hausse des ventes de maisons dépassant le million n’a pas suivi la même évolution à Calgary et à Montréal. Ces maisons ne composaient que 3 % des ventes immobilières à Calgary et 2 % à Montréal en 2016.

Les investisseurs étrangers

On a beaucoup entendu parler ces derniers mois de l’influence qu’auraient les acheteurs étrangers sur la majoration du prix des maisons, notamment à Toronto et à Vancouver. Ceux-ci, prêts à payer le prix fort, auraient entraîné le marché à la hausse.

La SCHL ne semble pas si certaine de la véracité de cette hypothèse. Elle précise qu’« il est toujours difficile de déterminer l’ampleur de l’investissement étranger pour comprendre la demande de logements ».

Elle indique toutefois que les non-résidents possèdent 4,9 % des propriétés résidentielles à Vancouver et 3,4 % de celles-ci à Toronto.

« Même si les données officielles sur le taux de propriétaires étrangers semblent faibles, il est possible que la perception de l’impact de leur présence sur le marché modifie les attentes des acheteurs canadiens d’habitations quant au prix qu’ils devraient payer pour se loger », conclut l’organisme.

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