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D'autres désaveux, une date de procès, mais un appui pour Trump

Seul candidat à l'investiture de son parti depuis deux jours, Donald Trump s'est fait bouder publiquement par encore plus de républicains, vendredi, en plus d'apprendre qu'il comparaîtra en cour entre le jour de l'élection présidentielle et l'assermentation.

D'abord, l'ex-candidat républicain à la présidence de 2012, Mitt Romney, est cité dans le Washington Examiner, disant qu'il n'appuiera pas Donald Trump comme candidat à la présidence. L'ex-gouverneur de la Floride, Jeb Bush, a fait le même désaveu sur Facebook, tout en précisant qu'il ne voterait pas pour autant pour la candidate démocrate pressentie, Hillary Clinton.

Également, le sénateur républicain et ancien aspirant à la présidence Lindsey Graham a écrit sur Twitter qu'il ne « peut pas appuyer Donald Trump en bonne conscience », mais qu'il n'appuiera « absolument PAS (sic) Hillary Clinton » non plus.

Paul Ryan, président de la Chambre des représentants et l'un des plus hauts responsables du Parti républicain, a pour sa part invité le flamboyant milliardaire à rencontrer les dirigeants du parti jeudi prochain, dans l'espoir d'unifier leur formation, selon un communiqué du bureau de M. Ryan. Jeudi, M. Ryan, s'est dit « pas encore prêt » à appuyer M. Trump, à la « surprise » de l'intéressé, selon une entrevue diffusée vendredi à Fox News.

Les démocrates ont eux aussi ajouté leur grain de sel. Dans une attaque à peine voilée contre l'ancienne vedette de « The Apprentice », le président Barack Obama a prévenu en conférence de presse que diriger les États-Unis, « ce n'est pas du divertissement, ce n'est pas une émission de télé-réalité ».

Pour sa part, le secrétaire d'État John Kerry a fait valoir que des politiques isolationnistes nuiraient au pays, une allusion à l'idée de « The Donald » d'ériger un mur à la frontière américano-mexicaine. « Vous êtes la cohorte la plus diversifiée de l'histoire de la Northeastern University. En d'autres mots, vous êtes le pire cauchemar de Donald Trump », s'est-il permis de lancer devant les diplômés 2016 de l'établissement, à Boston.

Autre tuile vendredi, un juge fédéral américain a fixé au 28 novembre le début des audiences d'un recours collectif concernant l'ancienne Trump University. Les plaignants, qui ont payé jusqu'à 35 000 $ pour des séminaires sur l'immobilier, allèguent avoir été floués. M. Trump compte assister à la majeure partie, sinon la totalité du procès », a indiqué son avocat.

Si Donald Trump est élu le 8 novembre prochain, les Américains pourraient donc voir leur président fraîchement désigné se présenter à la barre avant son assermentation du 20 janvier.

Ce ne fut pas un vendredi totalement noir pour lui cependant. Selon son équipe de campagne, il a reçu l'appui de Bob Dole, l'ancien candidat républicain à la présidentielle de 1996. « Trump est notre candidat présumé et notre meilleure chance de reprendre la Maison-Blanche en novembre », affirme l'ex-sénateur, bientôt âgé de 93 ans.

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