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Damas se dit d'accord pour des convois d'aide aux villes assiégées

Le régime de Bachar Al-Assad a donné son feu vert à l'ONU pour l'envoi d'aide par la route, ce mois-ci, aux 19 zones assiégées, a annoncé jeudi l'envoyé spécial de l'ONU, Staffan de Mistura.

« Permission ne veut pas dire distribution », a-t-il cependant nuancé à l'issue d'une réunion à Genève du groupe de travail sur l'accès humanitaire. M. de Mistura a rappelé que Damas avait déjà autorisé la livraison d'aide, mais ultimement empêché sa distribution, parfois même au dernier moment.

Dans l'éventualité où ces livraisons d'aide ne se concrétisent pas, « toutes les options sont sur la table », a-t-il indiqué. Il a ainsi fait référence à l'envoi de matériel et de biens humanitaires par voie aérienne, soit par hélicoptère, soit par largage à haute altitude, des hypothèses déjà évoquées.

Du fait de leur complexité, ces opérations aériennes ne pourraient cependant pas se dérouler sans le feu vert de Damas, estime l'ONU.

Le mois dernier, les 20 pays et organisations du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) ont fixé au 1er juin le dernier délai pour que des convois puissent avoir accès aux villes assiégées, sans quoi l'ONU procéderait à des largages. Vendredi dernier, l'ONU a cependant reporté cette date butoir au vendredi 10 juin.

Selon les Nations unies, quelque 592 700 personnes vivent dans 19 zones ou localités assiégées, essentiellement par les troupes de Bachar Al-Assad, mais aussi par les groupes rebelles.

Pas de nouvelles discussions prévues

Depuis le début de la révolte contre le régime, en mars 2011, la guerre a fait plus de 280 000 morts et des millions de réfugiés et de déplacés.

Les pourparlers de paix sont au point mort, et la trêve est régulièrement violée depuis la fin avril.

Jeudi, M. de Mistura a dit aux médias que « les temps n'[étaient] pas encore mûrs » pour une nouvelle série de pourparlers.

Sans préciser de date, il a en revanche annoncé la tenue d'une série de « réunions techniques » visant à préparer la reprise des pourparlers. Ces discussions auraient lieu dans plusieurs villes, comme Riyad et Damas, et sans doute au Caire et à Moscou.

Les négociations indirectes, dont trois rondes se sont tenues cette année à Genève, ont notamment achoppé sur le sort réservé au président Assad, dont le départ est la principale revendication de l'opposition.

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