Retour

Dans la confusion, Moonlight est sacré meilleur film aux Oscars

C'est après un incroyable quiproquo que Moonlight a finalement été sacré meilleur film à la cérémonie des Oscars, dimanche soir, au Dolby Theatre de Los Angeles.

Chargés de présenter la catégorie du meilleur film, les acteurs Warren Beatty et Faye Dunaway ont annoncé La La Land comme gagnant. Alors que l'équipe du film avait déjà prononcé une bonne partie de son discours de remerciement, plusieurs personnes ont annoncé sur scène qu'une erreur venait d'être commise : le vainqueur était en réalité Moonlight, de Barry Jenkins.

Selon Warren Beatty, le problème aurait été causé par une enveloppe donnée par erreur aux deux présentateurs. Moonlight a ainsi remporté trois oscars (meilleur film, meilleur acteur de soutien et meilleur scénario adapté).

Une bonne soirée malgré tout pour La La Land

L'équipe de La La Land pourra toujours se consoler avec ses six prix, dont celui du meilleur réalisateur pour Damien Chazelle, le plus jeune lauréat de l'histoire. La La Land brille également grâce à Emma Stone, qui a décroché l'oscar de la meilleure actrice pour son rôle de jeune comédienne enchaînant les échecs professionnels, qui tombe amoureuse d'un musicien de jazz à la dérive (Ryan Gosling).

Le Canadien a pour sa part dû laisser l'oscar du meilleur acteur à Casey Affleck (Manchester by the Sea).

Denis Villeneuve et l'équipe d'Arrival peuvent se réjouir, puisque Sylvain Bellemare a reçu le prix du meilleur montage de son.

Le gagnant n'a pas oublié le Québec dans ses remerciements avec un petit mot pour la métropole (« Salut Montréal! »), avant de s'adresser à Denis Villeneuve : « Je t'aime tellement, tu nous apportes à tous de l'amour et tout ce dont nous avons besoin, c'est d'amour ». En revanche, Arrival n'a pas décroché les statuettes dans les sept autres catégories où le film était nommé.

Diversité

Après des Oscars 2016 critiqués pour leur manque de diversité, les choix des votants se sont révélés radicalement différents cette année.

Mahershala Ali a remporté le premier prix de la soirée dans la catégorie du meilleur acteur de soutien pour son rôle dans le film Moonlight. Le film de Barry Jenkins a également remporté l'oscar du meilleur scénario adapté pour cette histoire d’un jeune Noir victime d’homophobie et délaissé par une mère droguée à Miami.

De son côté, Viola Davis a obtenu l'oscar de la meilleure actrice de soutien pour son rôle de femme au foyer affrontant son mari dans Fences, film sur l'amertume d'un Afro-Américain (Denzel Washington) devenu éboueur après avoir raté une carrière de joueur de baseball, selon lui à cause du racisme ambiant aux États-Unis.

« Je suis devenue une artiste, et Dieu merci je l'ai fait, parce que nous sommes la seule profession qui célèbre ce que ça signifie de vivre une vie », a déclaré Viola Davis dans un vibrant discours de remerciement.

Le client a été sacré meilleur film en langue étrangère. Son réalisateur, l'Iranien Asghar Farhadi, avait choisi de ne pas se rendre à la cérémonie pour protester contre le décret sur l'immigration de Donald Trump. L'ingénieure irano-américaine et première femme touriste à aller dans l'espace Anousheh Ansari a lu le discours du cinéaste sur scène.

Le chanteur Justin Timberlake a ouvert la cérémonie en interprétant Can't Stop the Feeling. L'artiste a réussi à faire danser tous les nommés présents dans la salle, avant de céder la place au présentateur de la soirée, l'animateur Jimmy Kimmel.

Il s’agit d’une première pour lui. « Et probablement de la dernière », a-t-il plaisanté, après avoir souhaité la bienvenue aux spectateurs du monde entier. « 225 pays qui désormais nous détestent », a-t-il précisé, en faisant référence aux critiques contre Donald Trump.

Auparavant, comme le veut la tradition, le tapis rouge a permis d'admirer les robes et les costumes des stars.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Un gros chien fait des vagues en apprenant à nager





Rabais de la semaine