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De l'aide psychosociale supplémentaire pour les sinistrés des inondations

Les sinistrés des inondations printanières auront droit à un meilleur soutien psychosocial : plus d'intervenants seront déployés dans les régions du Québec touchées par les inondations printanières.

C'est la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, qui en a fait l'annonce ce matin à Gatineau en compagnie de la ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, et de leurs collègues députés Maryse Gaudreault, Marc Carrière et André Fortin.

Cette aide additionnelle est déployée sur le terrain, dans les CLSC, dans les hôtels et motels où sont logés les sinistrés et dans divers bureaux depuis quelques jours un peu partout dans la province.

« L'eau s'est retirée, les dommages matériels, on les voit, mais on voit moins les dommages à la personne, l'aide dont ils ont besoin. Les gens ne sortent pas tant que ça pour demander de l'aide », a illustré la ministre Charlebois en conférence de presse.

La ministre Stéphanie Vallée souligne pour sa part que les signes d'épuisement ressentis par les sinistrés des inondations peuvent se manifester après la descente des eaux.

« Les gens, bien souvent, sous l'adrénaline, vont continuer de travailler, faire leurs tâches du quotidien, mais ils sont à bout, ils sont épuisés par ce qu'ils ont vécu pendant des semaines et encore aujourd'hui », dit-elle.

Le gouvernement du Québec précise que ce soutien psychosocial sera offert aux sinistrés tant que les besoins le justifieront.

Une attente qui pèse

Les sinistrés dont le sort n'a toujours pas été déterminé sont les plus à risque de voir leur détresse s'accentuer. C'est ce que constate le directeur des programmes en santé mentale du Centre intégré de santé et services sociaux (CISS) de l'Outaouais, Jean Gagné.

« La détresse s'accentue du fait que l'attente se prolonge. Les gens sont en attente de réponses concrètes du ministère de la Sécurité publique quant aux réparations ou à la reconstruction qu'ils auront à faire », explique-t-il.

Pour les victimes des inondations, les signes de détresse peuvent être nombreux, ajoute M. Gagné.

« Il y a des gens qui deviennent impatients, des gens qui deviennent plus anxieux, il y a des conditions qui perdurent dans le temps. On peut parler de problèmes de sommeil, perte d'appétit, des gens qui présentent des difficultés de concentration dues à la présence de grands stress dans leur vie », illustre Jean Gagné.

Spécialiste en stress post-traumatique, Stéphane Guay explique sur RDI le sentiment de déracinement de certains sinistrés des inondations.

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