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De la testostérone améliore les fonctions sexuelles

Les suppléments de testostérone connaissent un grand succès, alors que des doutes planent toujours sur leurs bénéfices et les risques qu'ils représentent. Pour la première fois, des essais cliniques montrent que le fait d'administrer de la testostérone à des hommes de plus de 65 ans améliore leurs fonctions sexuelles et leurs capacités physiques, ainsi que leur vitalité.

Jusqu'à maintenant, les études sur les effets bénéfiques de ce traitement chez les hommes de plus de 65 ans, pour qui les niveaux de cette hormone androgène diminuent avec l'âge, n'avaient pas été concluantes.

Le Dr Ronald Swerdloff et ses collègues ont constaté qu'un traitement de testostérone accroît le niveau sanguin de cette hormone pour les porter à des teneurs considérées dans la moyenne de la normale pour des hommes jeunes.

Le traitement améliore tous les aspects de la fonction sexuelle, y compris le désir et la capacité d'avoir une érection. De plus, il améliore aussi leur humeur et réduit les symptômes dépressifs.

La prise de ces suppléments avait été associée à un risque plus élevé de crise cardiaque en 2014 dans un article paru dans la revue Plos One.

Les présents travaux publiés dans le New England Journal of Medicine représentent les plus grands essais cliniques pour examiner l'efficacité des traitements de testostérones chez les hommes de plus de 65 ans dont les niveaux de cette hormone ont nettement baissé avec l'âge. Pas moins de 51 000 hommes y ont participé.

Les participants ont été répartis au hasard en deux groupes, dont l'un a pris des testostérones sous forme d'un gel appliqué quotidiennement, et l'autre, un placebo.

L'efficacité a été mesurée à trois mois, six mois et douze mois.

Les chercheurs expliquent que les fonctions sexuelles et physiques ont été évaluées avec des questionnaires, tout comme la vitalité, l'humeur et les symptômes dépressifs.

Dans ces travaux, les effets néfastes ont été similaires dans le groupe traité avec de la testostérone et dans celui du placebo.

Les chercheurs restent prudents et affirment que le nombre de participants était trop faible pour tirer des conclusions claires quant aux risques du traitement.

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