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De plus en plus de migrants choisissent la voie illégale pour entrer au Canada

EXCLUSIF - Ottawa a récemment souligné l'arrivée de milliers de réfugiés syriens au Canada. Il y a un an, les premiers réfugiés, minutieusement choisis par le gouvernement fédéral, débarquaient au pays avec tous les honneurs. Pendant ce temps, des migrants du Moyen-Orient choisissaient d'entrer clandestinement au Canada.

À Hemmingford, au Québec, le chemin Roxham qui traverse la frontière semble particulièrement prisé des migrants.

« Il en arrive régulièrement toutes les semaines », dit François Doré qui habite tout près. Ils arrivent des États-Unis - parfois même en taxi - jusqu'à la frontière, où ils traversent sans problème en passant sous un ruban jaune. De toute évidence, ils connaissent les chemins où il n'y a pas de guérite. Souvent, ils ont obtenu l'aide de passeurs, précise la GRC qui enquête sur ces cas.

« Parfois, il y a des familles entières avec des bébés qui traînent des valises », précise François Doré qui a assisté à ces scènes. « Une de ces valises avait encore l'étiquette de l'aéroport de Plattsburgh », ajoute ce retraité.

Dès qu'ils ont franchi la frontière, ils sont recueillis par des agents de la GRC, qui ont pu les apercevoir grâce à des caméras installées sur un poteau en bordure du chemin. Ces migrants illégaux s'empressent de réclamer le statut de réfugiés.

Ils sont ensuite emmenés au poste de Saint-Jean-sur-Richelieu et après vérification, les agents les transportent au poste frontalier le plus près.

Les chiffres de l'Agence des services frontaliers du Canada sont éloquents. Les demandeurs d'asile amenés par la GRC aux trois principaux points d'entrée du Québec, soit Saint-Bernard-de-Lacolle, Saint-Armand/Philipsburg et Stanstead ont plus que quadruplé en trois ans.

Le ministre fédéral de l'Immigration, John McCallum, minimise le problème. Il affirme que le procédé pour demander l'asile fonctionne bien. Si la demande est rejetée, les demandeurs sont renvoyés.

À la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, on mentionne que le délai moyen pour analyser une demande d'asile est de quatre mois. En 2012, il y avait 30 000 cas en attente. La loi a depuis été modifiée pour accélérer le processus. Aujourd'hui, ils sont 5700 à attendre une réponse du gouvernement.

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