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Décès de Frances Oldham Kelsey, la docteure opposée à la thalidomide

La docteure canadienne connue pour son combat afin que la thalidomide ne soit pas prescrite aux États-Unis, Frances Oldham Kelsey, est décédée vendredi matin à l'âge de 101 ans à London, en Ontario.

Considérée comme une héroïne par beaucoup de femmes, la docteure née sur l'île de Vancouver, en Colombie-Britannique, s'est battue dans les années 1960 pour que la thalidomide ne pénètre pas le marché américain.

Le tranquillisant a été administré aux femmes enceintes pour atténuer leurs nausées en début de grossesse. Cependant, le public n'a pas su que le médicament provoquait des malformations du nourrisson.

Une figure de proue dans l'homologation de médicaments

Frances Oldham Kelsey a travaillé, à l'époque, pour la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis, l'agence de réglementation des aliments et des médicaments. La FDA a soulevé des inquiétudes entourant les effets secondaires du comprimé qui possédait aussi des vertus sédatives.

Le refus de la Canadienne d'approuver la commercialisation du médicament sur le sol américain a permis de sauver des milliers d'enfants de la difformité et a mené à de nouvelles normes de sécurité pour les médications sur ordonnance.

La thalidomide a pourtant été commercialisée au Canada en 1959 et le pays en a autorisé la prescription en 1961. Le médicament d'origine allemande a été retiré du marché canadien en mars 1962, trois mois après que l'Europe eut banni son administration.

Malgré tout, certaines pharmacies ont vendu la thalidomide jusqu'en mai 1962. Cette décision tardive a causé une vraie tragédie humaine au Canada, où les victimes de ce médicament ont été laissées pour compte.

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