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Défi AutoDrive : des étudiants de l'Université de Toronto en première place

Des étudiants de génie et d'informatique de l'Université de Toronto ont transformé une Chevrolet Bolt en voiture sans conducteur et se sont démarqués parmi sept autres équipes lors d'épreuves du Défi AutoDrive, tenu du 30 avril au 5 mai à Yuma, en Arizona.

Un texte de Philippe de Montigny

Leur voiture baptisée « Zeus » comprend un système de lasers (LiDAR) pour détecter des obstacles sur la route et une caméra pour identifier des marquages au sol et des panneaux de signalisation. En tout, la voiture et ses modifications auront coûté environ 200 000 $.

Bien que l’équipe aUToronto n’ait reçu son véhicule qu’en octobre, elle travaille sur ce projet depuis près d’un an.

Durant la compétition, chaque voiture a dû compléter trois épreuves : avancer et tourner en demeurant dans sa voie, contourner des obstacles et s’arrêter à un panneau d’arrêt. Les équipes ont également dû présenter leur concept et développer une application qui permet au véhicule de géolocaliser 50 endroits aux États-Unis.

Le pointage cumulatif était serré, mais c’est ultimement l’équipe de l’Université de Toronto qui a remporté la première place. Seule une autre équipe canadienne fait partie de la compétition, soit l’équipe WATonomous de l’Université de Waterloo.

Le Défi AutoDrive se poursuivra pendant encore deux ans : l'objectif de la compétition est d’en arriver à des voitures capables de suivre un parcours en milieu urbain d'ici 2020.

« L’objectif de développer un véhicule vraiment autonome, ce qui prend des dizaines d’années pour des compagnies. On a une bonne base, mais ça va prendre encore beaucoup d’effort » affirme Zachary Kroeze, 27 ans.

Angela Schoellig, professeure à l’Institut d’études aérospatiales de l’Université de Toronto, encadre l’équipe depuis le début. Elle anticipe que les prochains volets de la compétition seront un défi de taille pour les étudiants.

Au cours des prochains mois, l'équipe de l'Université de Toronto mettra à jour son logiciel et sa voiture pour qu’elle puisse gérer des tâches plus complexes, soit suivre un trajet entre deux points en contournant des obstacles en mouvement.

L’ingénieur mécanique du groupe, Liam Horrigan, 23 ans, considère ses coéquipiers comme des pionniers dans le domaine de la conduite autonome.

« Même les grandes compagnies sont loin d’avoir trouvé la solution. Nous sommes vraiment à l'avant-garde et nous essayons de résoudre le problème nous-mêmes » dit-il.

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