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Demande de résidence refusée à une famille américaine dont la fillette est handicapée

Une famille américaine qui s'est vue refuser la résidence permanente implore le gouvernement canadien de changer ses politiques d'immigration.

Mère de quatre enfants, Karissa Warkentin explique que des agents de l’immigration ont rejeté la demande de résidence permanente de la famille parce que les coûts potentiels liés aux soins de santé de sa fille de 6 ans seraient trop élevés.

Originaires de l’État du Colorado, les six membres de la famille Warkentin ont déménagé au Manitoba en 2013 afin d’exploiter une pourvoirie à Waterhen, une communauté à 275 km au nord-ouest de Winnipeg. Leurs permis de travail arriveront à échéance en novembre.

À leur arrivée en sol canadien, Jon et Karissa Warkentin ne savaient pas que leur fille Karalynn, qui avait alors 2 ans, nécessiterait des besoins spéciaux. La fillette n’a reçu son diagnostic d’épilepsie et de retard global du développement qu’en 2014.

Selon la lettre de refus envoyée par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, la condition médicale de Karalynn risquerait d’entraîner « un fardeau excessif pour les services sociaux ou de santé » au Canada.

Toutefois, la mère de la petite insiste que celle-ci n’engage aucuns frais médicaux et ne reçoit aucun soin spécial.

Selon des documents présentés à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), la fillette n’a subi aucune crise depuis plus de deux ans et ne prend aucun médicament. De plus, une évaluation psychologique qui a également été envoyée au gouvernement évoque seulement la possibilité que Karalynn ait un trouble d’hyperactivité avec un déficit de l’attention, souligne sa mère.

Les Warkentins, qui ont déjà investi plus de 600 000 $ dans leur entreprise grandissante au Manitoba, ont envoyé au gouvernement une lettre estampillée du sceau d'un notaire attestant que la famille s’occuperait de tous les coûts associés aux soins de l'enfant.

Néanmoins, le gouvernement fédéral refuse de revenir sur sa décision.

« Ces décisions ne sont pas prises à la légère », affirme un porte-parole d’IRCC dans un courriel envoyé à CBC News. « Toutefois, IRCC doit maintenir un équilibre entre l’accueil de nouveaux membres dans la société canadienne et la protection de nos services sociaux et soins de santé publique. »

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