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Dennis Oland libéré en attendant son deuxième procès

La Cour d'appel du Nouveau-Brunswick accorde à Dennis Oland une libération conditionnelle en attendant son deuxième procès pour le meurtre de son père, l'homme d'affaires bien connu Richard Oland.

Le juge Marc Richard a décrété que Dennis Oland ne représentait pas une menace pour le public et qu'il ne risquait pas de s'enfuir pour échapper à la justice. Il croit en outre que la confiance du public dans l'administration de la justice ne sera pas ébranlée outre mesure par sa libération, en attendant son nouveau procès. Il s'agissait des trois conditions qui devaient être réunies pour sa libération.

La Cour d'appel a annulé sa condamnation pour meurtre lundi et ordonné la tenue d'un nouveau procès. Elle a estimé que le juge de première instance avait erré « fondamentalement » dans ses instructions au jury, lors du premier procès qui a abouti à la condamnation de Dennis Oland, en décembre dernier.

Sa caution a été fixée à 50 000 $, une somme qui sera versée par son oncle, Derek Oland.

Dennis Oland devra se conformer à certaines conditions. Il devra notamment s'engager à comparaître en cour lors des dates qui sont fixées, et s'engager à résider à Rothesay, en banlieue de Saint-Jean. S'il souhaite voyager à l'extérieur du N.-B., il devra prévenir les autorités policières.

Sa prochaine comparution a été fixée au 5 décembre devant la Cour du Banc de la Reine. Une nouvelle date de procès sera alors établie.

La nouvelle de sa libération a été accueillie par des larmes et des sourires par les proches de l'accusé présents dans la salle d'audience. Pour sa part, Dennis Oland est demeuré calme. Il a souri lorsque la décision a été rendue.

« Nous sommes tout simplement heureux », a déclaré Derek Oland. L'avocat de Dennis Oland, Alan Gold, a ajouté que la période des fêtes sera beaucoup plus réjouissante pour la famille Oland cette année que celle de l'an dernier. Dennis Oland avait été reconnu coupable quelques jours avant Noël, en 2015.

Il avait été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans. Il a passé les 10 derniers mois derrière les barreaux.

Son père Richard Oland, 69 ans, a été trouvé assassiné dans son bureau du centre-ville de Saint-Jean en juillet 2011. Il avait reçu 45 coups portés avec un objet tranchant et contondant à la tête, aux épaules et aux mains.

Le juge Marc Richard avait rejeté une première requête de libération de Dennis Oland, en février. Oland voulait être libéré en attendant l'appel de sa condamnation.

« Les circonstances sont assez différentes de celles qui prévalaient la dernière fois où vous étiez devant moi », a déclaré le juge mardi. Ce qui a changé, c'est la présomption d'innocence dont bénéficie à nouveau Dennis Oland. La première fois qu'il avait comparu devant le juge Richard, il venait d'être déclaré coupable.

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