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Déraillement à Laval : « Ça aurait pu être beaucoup plus grave », admet Marc Demers

Un train de marchandises a déraillé jeudi soir sur un pont ferroviaire qui enjambe la rivière des Mille Îles, entre Terrebonne et Laval. L'accident, qui n'a fait aucun blessé, n'a pas causé de déversement. Par contre, le pont a été abîmé.

Le déraillement de train, survenu vers 21 h, a provoqué la chute de 7 des 99 wagons sur la berge de la rivière.

Environ 85 wagons sont toujours du côté de Laval; les autres sont immobilisés sur le territoire de Terrebonne. Ils seront déplacés prochainement.

Les inspecteurs doivent toujours se pencher sur le cas des sept wagons qui ont déraillé et sur la structure.

Le train appartient à l'entreprise Québec-Gatineau Railway, qui exploite depuis 1997 une ancienne ligne du Canadien Pacifique (CP) sur 450 kilomètres.

Dans un communiqué transmis aux médias vendredi midi, la compagnie a confirmé que les wagons, qui contiennent habituellement de la poussière de béton compactée, étaient vides au moment du déraillement.

La société a aussi indiqué que les wagons ayant déraillé seraient retirés de la voie d'ici 36 heures et que le trafic ferroviaire serait interrompu pendant environ 48 heures. Elle a précisé que ses clients avaient tous été informés de la situation.

Dès vendredi matin, les opérations ont commencé pour retirer les sept wagons. Un huitième a quitté les rails en partie et doit aussi être déplacé, a indiqué Geneviève Major, porte-parole du Service de police de la Ville de Laval.

À Laval, le boulevard des Mille-Îles, qui était déjà fermé avant l'accident à cause de travaux, était toujours fermé à la circulation vendredi.

L'enquête a été confiée à la police de Laval, qui estime que les dommages causés au pont et au train par cet accident s'élèvent à cinq millions de dollars.

« La première chose [qu'il faut faire], c'est de déterminer la cause de l'accident, parce qu'on ne veut pas que ça se reproduise avec d'autres contenus dans les wagons », a affirmé le maire sortant de la municipalité, Marc Demers, qui s'est rendu sur les lieux vendredi matin.

« Ça aurait pu être beaucoup plus grave », a-t-il ajouté, puisque des bombonnes de propane se trouvaient dans les derniers wagons.

Des résidents du secteur montrent du doigt l'affaissement des berges de la rivière des Mille Îles, mais Marc Demers se montre sceptique quant à cette hypothèse.

De son côté, le Bureau de la sécurité des transports (BST) dit ne pas avoir reçu de demande pour ouvrir une enquête et rappelle que les voies ferrées mises en cause sont de compétence provinciale.

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a assuré que toutes les mesures requises pour la santé et la sécurité de la population, ainsi que pour la protection de l'environnement, ont été prises.

Marc Garneau, ministre fédéral des Transports, a souligné quant à lui que « même si cet incident a eu lieu sur une voie provinciale, ma priorité reste la sécurité ferroviaire et la sécurité de toute la population canadienne ». Il a indiqué que Transports Canada a dépêché un inspecteur sur les lieux.

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