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Des agents immobiliers sans scrupule en Ontario

EXCLUSIF - L'Association des agents immobiliers de l'Ontario (OREA) réclame des amendes plus salées dans la loi provinciale pour ses membres qui agissent de façon non éthique, à la suite d'une enquête de CBC.

Des journalistes de l'émission Marketplace, munis d'une caméra cachée, se sont fait passer pour des acheteurs et ont visité dix agents qui avaient des maisons à vendre. Six des agents leur ont offert une position plus avantageuse lors de surenchères s'ils retenaient leur service pour les représenter pour la transaction.

L'agent pouvait empocher ainsi une double commission.

L'ex-chef conservateur et nouveau PDG d'OREA Tim Hudak est « troublé » par la situation.

À l'heure actuelle, il n'est pas illégal pour un agent en Ontario de représenter à la fois l'acheteur et le vendeur. Toutefois, il doit faire part de la situation à ses clients.

  • L'amende typique imposée actuellement à un agent qui empoche une double commission sans le révéler à ses clients varie de 3000 $ à 5000 $, alors que la transaction peut lui avoir rapporté 40 000 $ pour une maison moyenne à Toronto.

Pour M. Hudak, il est temps de réformer la Loi sur le courtage commercial et immobilier, une loi qu'il avait lui-même aidé à faire adopter en 2002 alors qu'il était ministre des Services aux consommateurs.

Il planifie en discuter avec Marie-France Lalonde, la ministre libérale qui occupe maintenant ce poste.

Il ne s'oppose pas aux doubles commissions, mais il souhaite que la province double les amendes pour les contrevenants (maximum actuel de 25 000 $), en plus d'accorder un pouvoir d'enquête accru au Conseil ontarien de l'immobilier, qui régit le travail des agents dans la province.

Selon M. Hudak, le Conseil devrait pouvoir enquêter sans qu'une plainte soit déposée.

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