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Des allégations de Trump et Clinton scrutées à la loupe

Un regroupement de journalistes américains, PolitiFact, a concocté une série de vérifications des faits sur les déclarations faites par les deux candidats à la présidence américaine au cours du premier débat qui s'est déroulé lundi soir à la télévision américaine.

Affilié au Tampa Bay Times, un journal qui appartient lui-même à une école de journalisme à but non lucratif, PolitiFact a vérifié une cinquantaine de faits cités par les deux politiciens dans le but d'éclairer les électeurs et de les aider à se forger une opinion en prévision du scrutin.

Le républicain, Donald Trump, et la démocrate Hillary Clinton ont croisé le fer sur des sujets économiques, de sécurité nationale et sur leur parcours personnel. Bien que les deux candidats se soient avérés plutôt précis sur les faits concernant l'économie et la sécurité nationale, ils ont été plus créatifs lorsque les attaques de leur adversaire ont ciblé leurs propres erreurs de parcours.

L'assertion de Mme Clinton est exacte. Le plan de réduction d'impôts proposé par M. Trump accorderait à 0,1 % des Américains parmi les plus riches - ceux qui font plus de 3,6 millions de dollars par année - 18 % des réductions d'impôts contenues dans son plan. Pendant ce temps, 60 % d'Américains se partageraient 16,4 % des allègements fiscaux.

La déclaration de M. Trump est essentiellement fausse. Bien qu'il prétende maintenant qu'il s'agissait d'une blague, M. Trump a déclaré à répétition - dans des discours, dans des tweets et dans des apparitions médiatiques - que les changements climatiques constituaient une supercherie. De plus, il n'a jamais fait allusion à la théorie du changement climatique depuis qu'il a prétendu qu'il s'agissait d'une blague.

Il a également déclaré, pas plus tard que le 18 janvier dernier, que les mesures prises pour contrer les changements climatiques « sont faites au profit de la Chine ».

L'allégation est exacte. Donald Trump a déclaré faillite à quatre reprises sur une période de deux ans dans les années 1990, une fois de plus en 2004 et une dernière fois en 2009.

Les experts soutiennent toutefois que M. Trump ne devrait pas porter toute la responsabilité de ces faillites, comme le suggère l'assertion de Mme Clinton. La majorité des faillites sont survenues à un moment où l'industrie du casino était en difficulté.

Les propos de M. Trump constituent une demi-vérité. Bien que mathématiquement vraie, l'assertion de M. Trump élude plusieurs éléments clés qui expliquent l'accroissement de la dette sous l'administration Obama.

Premièrement, cette dernière n'est pas seule responsable de l'augmentation de la dette, puisque le Congrès doit également l'approuver.

Deuxièmement, la récession qui a précédé l'arrivée d'Obama à la Maison-Blanche en 2009 a amputé les revenus du gouvernement et mené à la plus importante augmentation de la dette au cours des deux mandats du président Obama.

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Du moment où vous prenez la fourchette d'âge comprise de 15 à 24 ans pour définir le terme « jeune », cette déclaration est exacte, selon les données des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies.

L'énoncé de M. Trump est essentiellement vrai. Mme Clinton a utilisé ce vocabulaire pour décrire l'accord lors de discussions en Australie. Il faut toutefois préciser que l'entente était toujours en négociation à cette époque et que ces discussions se déroulaient derrière des portes closes. Il n'y a aucune façon de savoir à quel point l'entente a changé depuis que Mme Clinton en a parlé en ces termes élogieux.

Cette affirmation est exacte. Donald Trump a précisément utilisé ce vocabulaire pour décrire l'animatrice Rosie O'Donnell, la chroniqueuse du New York Times Gail Collins et la fondatrice du Huffington Post, Arianna Huffington.

Il a également qualifié de « dégoûtante » une avocate qui devait tirer son lait maternel. Lors d'une entrevue accordée à NBC en 2004, Donald Trump a dit au sujet des femmes enceintes : « Le fait est qu'il s'agit d'un inconvénient pour une personne qui exploite une entreprise. »

Les registres démontrent l'inverse. Donald Trump n'a pas beaucoup commenté l'invasion de l'Irak à cette époque et il est demeuré vague lorsqu'il l'a fait.

En 2002, lorsqu'on lui demande si les États-Unis devraient aller en guerre, il répond : « Je crois que oui. » Moins de trois mois avant l'invasion, M. Trump a déclaré que le président devrait se concentrer sur l'économie, mais il n'a pas spécifiquement mentionné qu'il était contre le déclenchement d'une attaque.

Il ne s'y est jamais véritablement opposé avant un an et demi après le déclenchement de l'invasion.

L'assertion est ainsi jugée fausse par PolitiFact.

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