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Des Autochtones refusés en cure de désintoxication

Les tribunaux ordonnent souvent à des accusés de suivre une cure de désintoxication, afin de leur éviter la prison. Mais des centres d'aide refusent de plus en plus les clients autochtones qui vivent sur les réserves, car personne ne veut payer leur thérapie.

Ces Autochtones se retrouvent entre deux juridictions puisque le gouvernement du Québec, qui finance normalement la thérapie, n'offre aucune aide financière aux personnes qui vivent dans une réserve autochtone.

Santé Canada finance des centres de thérapie pour les Premières Nations, mais selon le président de la Coalition des organismes en dépendance, Nicolas Bédard, ces centres offrent des thérapies qui ne sont pas adaptées à la clientèle judiciarisée.

Ces centres-là, c'est des thérapies de courte durée, c'est des centres qui ne font pas les évaluations aux tribunaux, dont toute la clientèle judiciarisée est automatiquement refusée.

Nicolas Bédard, président de la Coalition des organismes en dépendance

Des centres de thérapie adaptés pour ce type de clientèle doivent donc refuser les Autochtones vivant sur les réserves parce que ni le gouvernement fédéral ni le gouvernement du Québec ne couvrent les frais.

Le centre L'envolée à Shefford a déjà dû refuser deux personnes. Des centres de thérapie de Lanaudière et du Centre du Québec, qui reçoivent notamment des personnes de Lac-Simon et de Manawan, se retrouvent dans la même position.

La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, a été mise au courant de la situation.

Santé Canada affirme que des intervenants fédéraux et provinciaux seront interpellés pour régler le problème des Autochtones qui doivent présentement rester en détention, faute de pouvoir financer leur cure de désintoxication.

Avec les informations d'Anne-Louise Despatie

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