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Des chercheurs découvrent le plus ancien virus connu de la variole

Des chercheurs ont découvert l'ADN d'un virus de la variole dans le corps d'un enfant mort au 17e siècle. Les travaux de l'équipe de scientifiques ont été publiés jeudi dans la revue américaine Current Biology.

Le virus a été découvert dans le corps de l'enfant qui reposait dans une crypte sous une église en Lituanie.

Le séquençage de l'ADN indiquerait que l'infection est apparue plus récemment que les scientifiques pensaient. Le microbe aurait aussi connu plusieurs mutations.

Les scientifiques ont reconstitué le génome de la souche trouvée dans le corps et l'ont comparé à ceux de la variole du 19e siècle et des années 1970. L’ancêtre viral commun est apparu entre 1588 et 1645, une grande période d'exploration et de migration qui pourrait avoir contribué à la propagation de la variole dans le monde.

« Il y a des signes que des momies égyptiennes vieilles de 3000 à 4000 ans avaient des marques rappelant des peaux grêlées, interprétées comme résultant des pustules caractéristiques de la variole », explique Ana Duggan, une chercheuse de l'Université McMaster au Canada, principale auteure de ces travaux.

« Cette dernière découverte remet vraiment en question cette interprétation et laisse penser que l'histoire de la variole dans les populations humaines pourrait être inexacte », ajoute-t-elle.

Avec cette nouvelle découverte, les chercheurs croient que les Égyptiens de l'époque de Ramsès ne souffraient peut-être pas de variole, mais d'autres maladies comme la varicelle ou la rougeole.

La maladie a été éradiquée dans les années 70 grâce à une campagne de vaccination. Il en existe encore des spécimens dans des laboratoires sécurisés.

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