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Des comprimés distribués par un élève dans un autobus scolaire

Des parents d'enfants fréquentant l'École La Passerelle, à Saint-Paul, près de Joliette, dans la région de Lanaudière, sont inquiets après avoir appris qu'un élève de première année avait distribué des comprimés dans l'autobus scolaire.

Le garçon de 7 ans aurait eu en sa possession, lundi matin, un bocal contenant ce qui semblait être des bonbons, mais qui pourraient être des comprimés de méthamphétamine, selon nos sources. Il en aurait remis à une dizaine d’enfants.

Au moins une fillette a été traitée à l’hôpital en raison de maux de ventre qui seraient liés à l’ingestion d’un de ces comprimés.

Le vice-président de Transports Gauthier, la compagnie responsable de l'autobus, a raconté que le chauffeur, ayant constaté que les élèves étaient indisciplinés derrière lui, se serait retourné pour voir ce qui se passait. Un garçon lui aurait remis le bocal en lui disant : « C'est pour ça qu'il y a de la chicane ». « Le conducteur a regardé dans le bocal, il a pensé que c’était des bonbons, alors il a mis ça sur son tableau de bord et il a dit : "vous allez vous tenir tranquille" et je vais redonner le pot au petit garçon quand il va sortir de l’autobus », a expliqué Guy Sirois.

Le chauffeur aurait remis le bocal de comprimés à l'élève, qui l'aurait placé dans son sac. L'enquête de la Sûreté du Québec (SQ) permettra de savoir ce qui est arrivé par la suite.

Dans un communiqué publié jeudi, la Commission scolaire des Samares évoque un « événement isolé » tout en disant être en contact avec les autorités policières et vouloir s’assurer que les enfants se trouvent dans un milieu sécuritaire. Des explications au sujet des drogues auraient été données aux élèves le lendemain de l'incident et les familles concernées ont été averties.

Plusieurs parents ont toutefois critiqué la lenteur de la commission scolaire à réagir et les informer d'un événement survenu en début de semaine. Une mère rencontrée à la sortie des classes déplorait qu'elle n'ait pas pu faire son travail de parent et avertir sa fille de ne pas toucher à ce genre de « bonbons ».

« Nous, comme parents, on aurait dû être avisés en premier lieu. Ma fille va arriver avec des arachides à l’école, on va m’aviser le soir même que ça peut être dangereux. Oui, ils peuvent donner des choses contre les allergies, sauf que pour la drogue, mon enfant, qui est en maternelle, elle voit un comprimé qui est bien cute, c’est sûr qu’elle va vouloir le manger », a témoigné cette mère.

L’agent Claude Denis, de la SQ, explique qu’un enfant de 12 ans et moins ne peut évidemment faire l’objet d’accusations, mais que les policiers procèdent autrement dans de tels cas. « On est dans l’obligation d’informer la Direction de la protection de la jeunesse, il y a peut-être des mesures, de ce côté-là, qu’eux peuvent prendre », a-t-il indiqué.

Avec des informations de Karine Bastien

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